Dans un contexte économique difficile pour le football algérien, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK) s’illustre par une gestion financière de plus en plus indépendante et ambitieuse.
En s’appuyant sur des ventes stratégiques et des partenariats solides, le club kabyle parvient à se passer du soutien direct de l’État pour financer ses activités.
Au cours de ce mercato estival, la JSK a cédé plusieurs de ses talents, dont Benzaid, Ighnatyev, Berkane et Boualia. Ces transferts ont permis au club d’engranger plus de 1,8 million de dollars, une manne bienvenue pour assurer les dépenses liées aux nouveaux recrutements et à la stabilité de l’équipe. Selon les observateurs, seuls le Paradou AC dépasse actuellement la JSK en matière de revenus générés par les ventes de joueurs en Ligue 1.
Parallèlement à cette stratégie de formation et de revente, le club a entamé une dynamique de diversification de ses sources de financement.
Plusieurs contrats de sponsoring ont été signés avec des entreprises locales et nationales, et trois autres partenariats sont actuellement en cours de négociation. Une démarche qui témoigne de la volonté du club de consolider sa base économique et de renforcer son autonomie.
Un rêve : la gestion du stade Hocine Aït Ahmed
L’un des objectifs à moyen terme du club est de prendre en main la gestion du stade Hocine Aït Ahmed, récemment inauguré à Tizi Ouzou. Une telle décision permettrait à la JSK de bénéficier directement des recettes de billetterie, de la location des loges VIP et des autres services associés à l’exploitation de l’infrastructure.
Ce projet pourrait représenter un véritable tournant économique pour le club, en lui garantissant des revenus réguliers et durables.
Dans un football algérien encore largement dépendant des subventions publiques, la JS Kabylie semble tracer une voie nouvelle, faite de gestion rationnelle, de valorisation des jeunes talents et de partenariats solides. Un modèle que de nombreux clubs pourraient être amenés à suivre dans les années à venir.