Le dossier Khalis Merah continue d’alimenter les débats au sein de la sphère footballistique algérienne. Annoncé comme l’un des profils prometteurs évoluant en Europe, le milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais se retrouve aujourd’hui au cœur d’une situation ambiguë, marquée par l’absence de décision claire quant à son avenir international.
La Fédération algérienne de football (FAF) n’est pourtant pas restée inactive. Selon plusieurs sources concordantes, des contacts ont été établis il y a quelque temps déjà avec le joueur, mais aussi avec son entourage familial. L’approche a été officielle, structurée, et portait explicitement sur la possibilité de voir le joueur de 18 ans rejoindre les rangs de l’équipe nationale algérienne.
Une main tendue, dans un contexte où les Verts cherchent à élargir leur base de joueurs et à injecter du sang neuf, notamment dans l’entrejeu.
Cependant, malgré cette démarche claire, aucune réponse ferme n’est parvenue jusqu’à présent du côté du joueur lyonnais. Ni acceptation, ni refus catégorique.
Une posture attentiste qui commence à peser dans l’analyse du dossier. Face à ce silence, les responsables de la FAF ont choisi de changer d’approche : la balle est désormais dans le camp de Merah. Le message est limpide — la prochaine étape doit venir de lui.
Dans cette optique, les contacts ne devraient pas être relancés dans l’immédiat.
La Fédération souhaite avant tout percevoir des signaux positifs, des indices tangibles traduisant une réelle volonté de porter le maillot national. Sans ces garanties, le dossier est appelé à être mis en veille, sans pour autant être définitivement refermé.
D’un point de vue strictement sportif, la question mérite pourtant réflexion. Il paraît difficilement concevable que Vladimir Petković, sélectionneur national, écarte volontairement un joueur doté de qualités techniques reconnues, surtout dans un secteur de jeu où l’Algérie est en quête de nouvelles solutions.
Le profil de Merah correspond, sur le papier, aux besoins actuels : volume de jeu, formation de haut niveau et marge de progression importante.
Mais l’histoire récente rappelle que les relations entre les joueurs formés ou évoluant à Lyon et la sélection algérienne ont souvent été complexes. Retards dans les décisions, hésitations prolongées, dossiers sensibles… Les précédents existent et invitent à la prudence. Le cas Merah semble s’inscrire dans cette continuité, où le talent ne suffit pas toujours à accélérer le processus.
Pour l’heure, les portes restent ouvertes. La FAF n’a pas acté de fermeture définitive du dossier, consciente que les trajectoires internationales peuvent évoluer avec le temps, la maturité et les choix de carrière. Néanmoins, la situation actuelle du joueur, combinée à son absence de réponse officielle, impose un ajournement du dossier jusqu’à nouvel ordre.
La conclusion s’impose presque d’elle-même : Merah demeure une option potentielle pour l’avenir des Verts, mais son intégration dépendra avant tout de sa capacité à clarifier sa position.
En attendant, le sélectionneur et la Fédération avancent, laissant au joueur le soin de décider s’il souhaite, ou non, écrire une page de son histoire sous les couleurs de l’Algérie.