Dans un mouvement stratégique mêlant ambition sportive et vision économique, Sonatrach a annoncé la création d’une filiale dédiée à la gestion et à l’exploitation du stade flambant neuf de Douéra : le stade Ali Ammar, plus connu sous le nom de « Ali La Pointe ».
Ce projet s’inscrit dans le cadre des directives présidentielles visant à professionnaliser la gestion des grandes infrastructures sportives en Algérie.
La nouvelle société, baptisée SOGISL (Société de Gestion et d’Exploitation des infrastructures Sportives et de Loisirs), aura pour mission de transformer le stade en un pôle sportif de référence. Entièrement détenue par la holding H. SAES, elle-même branche du géant énergétique Sonatrach, cette entité se veut un modèle de gouvernance moderne au service du sport national.
« Nous voulons garantir un entretien permanent, une exploitation intelligente des installations et une offre de services à la hauteur des standards internationaux », a souligné un porte-parole de Sonatrach.
Inauguré le 3 juillet 2024, le stade Ali La Pointe avait suscité un grand enthousiasme en raison de sa modernité et de ses capacités. Toutefois, son parcours a été rapidement entaché par des incidents survenus en marge du match opposant le MC Alger à l’Union Sportive Monastirienne. Ces événements ont conduit à sa fermeture temporaire dès septembre 2024.
Une réouverture ponctuelle avait permis d’accueillir un match contre le Paradou AC, mais le stade a été fermé de nouveau, faute d’une structure de gestion stable et professionnelle.
Consciente de l’importance de ces infrastructures pour l’image du sport algérien, le ministère de l’Habitat avait déjà indiqué que des cadres spécialisés seront formés pour accompagner ce nouveau modèle de gestion. La création de SOGISL marque donc un tournant stratégique, aligné avec les standards internationaux en matière de gouvernance sportive.
Avec cette initiative, Sonatrach ne se contente plus d’être un pilier de l’économie nationale. Elle confirme aussi son rôle d’acteur social, engagé dans la promotion du sport, de la jeunesse et du développement local.
La création de SOGISL pourrait bien faire école et servir de modèle pour d’autres infrastructures à travers le pays.