Accueil COUPE ARABE-2025Les tirs au but : Entre science, préparation… et erreurs fatales

Les tirs au but : Entre science, préparation… et erreurs fatales

par B. Elias
Les tirs au but : Entre science, préparation… et erreurs fatales

Il est devenu évident, au plus haut niveau du football, que les séances de tirs au but ne relèvent plus du simple hasard.
Elles sont aujourd’hui une science à part entière, fondée sur la préparation mentale, l’analyse des adversaires et la répétition à l’entraînement.

À la lumière de la dernière rencontre de la sélection algérienne en coupe arabe , tout porte à croire que la sélection des Émirats arabes unis avait clairement anticipé le scénario des tirs au but et s’y était préparée avec sérieux. Les tireurs émiratis ont fait preuve d’une grande maîtrise technique. Leurs frappes, toutes exécutées avec précision, témoignaient d’un sang-froid remarquable et d’une formation technique solide.

Certaines tentatives ont même été envoyées dans des angles quasiment inaccessibles pour n’importe quel gardien. Ce n’est pas un hasard si plusieurs de ces joueurs ont appris les fondamentaux du football dans les rues d’Amérique latine, un environnement reconnu pour forger des joueurs à la technique fine et à la créativité offensive.

À l’opposé, la gestion algérienne de cette phase décisive pose question. Le sélectionneur Madjid Bougherra semble, pour la troisième fois consécutive, ne pas avoir suffisamment anticipé l’éventualité d’une séance de tirs au but. Si l’on cumule les rencontres du CHAN face au Sénégal, au Soudan et le match disputé récemment, le constat est alarmant : 19 tirs au but concédés face à trois gardiens algériens différents, pour seulement deux arrêts.

Ce chiffre traduit un manque évident de travail spécifique à l’entraînement pour les gardiens que sont Guendouz, Bouhalfaya et Chaâl. Plus inquiétant encore, il est notoire que Chaâl affiche une faible efficacité historique dans l’exercice des penalties. Sur l’ensemble de sa carrière, il a fait face à 34 tirs au but et n’en a arrêté que trois, le dernier remontant à… 2021.

Une donnée connue, accessible et qui aurait dû être prise en compte par le staff technique. L’erreur ne s’arrête malheureusement pas là. Alors que le staff avait pris l’initiative louable de consigner les habitudes de frappe des joueurs émiratis sur une bouteille d’eau destinée au gardien, cette dernière a été laissée de manière visible.

Le gardien adverse a pu l’apercevoir, la consulter et alerter ses coéquipiers afin de modifier les directions de frappe, neutralisant ainsi tout le travail d’analyse préalable — une scène clairement illustrée par l’image diffusée après la rencontre.
En définitive, cette élimination met en lumière un problème récurrent : la sous-estimation de l’importance stratégique des tirs au but. À ce niveau de compétition, l’improvisation n’a plus sa place. Sans préparation méthodique, analyse rigoureuse et choix adaptés, même les meilleures équipes peuvent

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