Le capitaine de l’équipe nationale algérienne, Riyad Mahrez, a récemment exprimé sa détermination à remporter la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN), prévue à la fin de l’année au Maroc.
Âgé de 34 ans et évoluant désormais sous les couleurs du club saoudien d’Al-Ahli, l’ancien ailier de Manchester City se dit prêt à relever ce nouveau défi avec la sélection algérienne.
Dans un entretien accordé à la chaîne française Canal+ Afrique, Mahrez a affirmé que l’objectif des « Fennecs » est clair : conquérir un nouveau titre continental, malgré les déconvenues des deux dernières éditions.
«Peut-être que certains verront cela comme un objectif trop ambitieux, mais avec les joueurs que nous avons et les conditions favorables, nous n’avons aucune excuse », a-t-il déclaré, tout en soulignant la qualité des infrastructures au Maroc et l’organisation attendue, qu’il considère comme des atouts supplémentaires.
Conscient des attentes du public et de la pression autour de l’équipe, Mahrez préfère toutefois un équilibre entre ambition et sérénité : « Il vaut mieux être ambitieux sans subir une pression excessive. Cette fois, c’est le Maroc le favori, car il joue chez lui. »
Au-delà de l’enjeu sportif, Mahrez a partagé une réflexion plus profonde sur l’évolution des mentalités au sein de l’équipe nationale. Après 11 ans passés sous le maillot algérien, il constate une différence marquée entre sa génération et celle des jeunes joueurs actuels : « Nous sommes venus avec humilité, avec un profond respect pour les anciens. Le nouveau groupe est talentueux, mais il y a aussi une certaine forme d’arrogance positive qui peut les aider à réussir. »
Abordant également la question des binationaux, souvent objet de débats en Algérie, Mahrez a appelé à un engagement clair dès le début de carrière : « Si tu te sens Algérien, alors viens défendre le drapeau. Sinon, il vaut mieux être honnête dès le départ. »
Actuellement en stage avec la sélection, Mahrez n’a pas eu le rendement escompté, jeudi soir à Tizi Ouzou face au Botswana, pour le compte de la septième journée des éliminatoires du Mondial-2026. Il a dû d’ailleurs céder sa place en deuxième période à son coéquipier Belaili au moment où les Algériens étaient tenus en échec (1-1).
L’entrée de Belaili, au même moment que Bounedjah a permis à l’équipe nationale de débloquer la situation et de l’emporter à l’arrivée sur le score de 3-1, grâce notamment à un doublé de Bounedjah. Malgré sa petite forme de ce début d’exercice, Riyad Mahrez incarne toujours ce leadership dont l’Algérie aura besoin pour retrouver les sommets du football africain.
Par ailleurs, l’ailier droit des Verts a indiqué que l’ex-sélectionneur national, Djamel Belmadi l’avait beaucoup poussé vers l’avant, affirmant qu’en tant que capitaine de l’équipe nationale algérienne, il devait être un exemple en tout, que ce soit en matière de discipline ou de performance, sur et en dehors du terrain.
Et d’ajouter : « Je n’avais pas le droit à l’erreur, même si certains pensaient que j’étais privilégié avec Belmadi, ce n’était pas le cas. Je jouais à Manchester City, et il comptait sur moi, s’appuyant sur moi comme l’un des meilleurs joueurs de l’équipe. » Mahrez a parlé aussi des valeurs que Belmadi lui a inculquées, telles que la discipline et le respect : « Belmadi m’a appris à être un capitaine qui représente tout un pays, pas seulement un capitaine de club. Et pour cela, il faut mettre l’ego de côté. »
Il a poursuivi que Belmadi l’encourageait à dialoguer avec les jeunes joueurs et à leur transmettre son expérience, ce qui a contribué à créer un environnement positif au sein de l’équipe nationale.