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Rouvert après 115 jours de fermeture : Le stade Nelson-Mandela fait polémique à cause de sa pelouse

par B. Elias
Rouvert après 115 jours de fermeture : Le stade Nelson-Mandela fait polémique à cause de sa pelouse

Après la rencontre opposant le CR Belouizdad au Hafia Conakry de Guinée, jouée vendredi dernier dans le cadre du second tour préliminaire de la Coupe de la Confédération, le stade Nelson Mandela de Baraki, qui a abrité la rencontre, a de nouveau fait parler de lui, non pas pour le spectacle sur le terrain, mais pour l’état alarmant de sa pelouse.

Des experts en gazons et terrains sportifs, ont livré leur diagnostic sans détour : les problèmes récurrents des pelouses algériennes trouvent leur origine dans des erreurs structurelles et un entretien inadapté.

Une fermeture prolongée pour des résultats décevants
Fermé durant 115 jours après la dernière finale de la Coupe d’Algérie entre le CR Belouizdad et l’USM Alger, le stade avait pourtant bénéficié d’une opération de réhabilitation censée rendre sa pelouse plus résistante et conforme aux standards internationaux.

Mais à la reprise, la déception était palpable : la surface de jeu, irrégulière et abîmée, ne permettait pas un football de qualité. Les joueurs ont dû composer avec une pelouse visiblement instable, malgré les efforts engagés dans la plantation et l’arrosage.

Dans ses déclarations, Hussein Djenad, l’un des experts en la matière, a pointé du doigt la nature même de la terre utilisée pour la pelouse, qu’il juge inadaptée à la croissance d’un gazon naturel durable.

“Le problème n’est pas dans les semences ni dans les conditions climatiques. C’est la composition du sol qui empêche le gazon de se développer correctement”, a-t-il affirmé.

L’expert recommande de passer à des terrains à base sableuse, comme ceux de Constantine ou de Mustapha Tchaker, dont la durabilité a été prouvée au fil des années. Il appelle aussi à une transparence totale sur les coûts de maintenance, estimant que les investissements actuels ne produisent pas les effets escomptés.

Des répercussions sur les clubs et les supporters
La situation du stade Nelson Mandela n’est pas isolée. Plusieurs clubs ont dû délocaliser leurs matchs loin de leur public, tandis que certaines rencontres se sont déroulées à huis clos dans des enceintes vieillissantes comme celles du 20 Août ou d’El Harrach.

Vers une réforme des terrains sportifs en Algérie ?
Ces conditions détériorent non seulement la qualité du jeu, mais aussi l’expérience des supporters, qui peinent à retrouver le plaisir du spectacle footballistique.

Pour Hussein Djenad, la solution passe par une approche scientifique et durable. Il plaide pour : L’adoption systématique des sols sablonneux plus adaptés au climat algérien, une maintenance régulière et planifiée pour éviter les dégradations rapides, l’inspiration des modèles étrangers, notamment ceux du Qatar, de l’Allemagne ou de l’Espagne, où les pelouses naturelles sont entretenues avec des technologies de pointe.

Symbole de modernité à son inauguration, le stade Nelson Mandela peine aujourd’hui à répondre aux attentes. Entre erreurs techniques et gestion approximative, la pelouse de Baraki illustre les difficultés structurelles que connaît le football algérien.

Sans un changement profond dans la conception et la maintenance des terrains, le risque est grand de voir ces “hécatombes vertes” se répéter saison après saison, au détriment des clubs, des joueurs et des passionnés du ballon rond.

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