Annoncé comme l’une des recrues phares du mercato hivernal, Achraf Abada devait renforcer la défense de l’USM Alger. Pourtant, plusieurs jours après sa signature, le solide défenseur de l’ASO Chlef n’est toujours pas qualifié.
Entre retard administratif, délais réglementaires et espoirs ténus, le dossier s’enlise et plonge le club de Soustara dans une situation aussi floue que préoccupante.
Annoncé avec insistance du côté de Soustara, Achraf Abada n’a toujours pas été officialisé par l’USM Alger.
Pourtant, tout semblait réuni pour que le transfert du défenseur central de l’ASO Chlef aboutisse sans encombre. Un accord total avait été trouvé entre les deux clubs ainsi qu’avec le joueur, portant sur un contrat de trois ans et demi.
Mais contre toute attente, ce dossier s’est retrouvé bloqué dans les méandres administratifs de la Ligue de football professionnel (LFP), suscitant incompréhension et inquiétude chez les supporters usmistes. Le problème réside essentiellement dans le timing.
Selon une source proche du dossier, l’opération n’aurait été enregistrée sur la plateforme TMS (Transfer Matching System) qu’à 23h30 dans la soirée de samedi, soit dans les toutes dernières minutes du mercato hivernal. Un délai jugé largement insuffisant pour finaliser l’ensemble des démarches administratives nécessaires à la qualification du joueur avant la fermeture officielle du marché des transferts.
Un flou administratif pesant
Plus de 72 heures après la signature de son contrat, Achraf Abada figure toujours dans l’effectif de l’ASO Chlef sur le site officiel de la LFP. Une situation qui confirme le blocage et alimente le flou total autour de ce transfert. Bien que le joueur ait paraphé son engagement avec l’USMA, il n’est, à l’heure actuelle, pas juridiquement qualifié pour porter le maillot rouge et noir.
Toutefois, une lueur d’espoir subsiste. Le règlement permet aux joueurs ayant résilié leur contrat avant le 31 janvier de s’engager durant une période exceptionnelle, comprise entre le 1er et le 5 février. Cette fenêtre, réservée aux joueurs dits « chômeurs », pourrait offrir une porte de sortie aux dirigeants usmistes.
Ces derniers multiplient les démarches afin de trouver une solution juridique susceptible de sauver ce dossier devenu hautement sensible. Selon nos informations, la direction de l’USMA a même saisi le président de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi, dans l’espoir d’obtenir une dérogation ou d’exploiter une éventuelle faille réglementaire.
Mais cette mission s’annonce particulièrement complexe, tant les obstacles administratifs et juridiques restent nombreux. Sur le plan sportif, cette situation est d’autant plus regrettable que la venue d’Achraf Abada avait suscité un immense enthousiasme auprès des supporters.
Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du championnat, son recrutement devait apporter stabilité, solidité et expérience à l’arrière-garde usmiste. Une plus-value évidente pour une équipe en quête de constance et d’efficacité défensive.
Aujourd’hui, le risque de voir ce transfert capoter est bien réel. À moins d’un retournement de situation rapide, l’USMA pourrait perdre une recrue stratégique, tout en s’exposant à un véritable imbroglio administratif.
Une perspective frustrante pour un club qui ambitionnait de renforcer son effectif afin d’aborder la seconde moitié de saison avec plus de sérénité.
À Soustara, les prochaines heures s’annoncent décisives : seront-elles celles du soulagement ou du grand regret ?