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USM Alger : Un début de saison chaotique et des choix contestés

par B. Elias
USM Alger : Un début de saison chaotique et des choix contestés

Mercato mal ficelé, retard dans la nomination du coach, instabilité tactique… l’USM Alger inquiète ses supporters.

Six journées ont suffi pour semer le doute dans les esprits des supporters de l’Union Sportive de la Médina d’Alger.

Le club algérois, douzième au classement avec 6 petits points (et un match en moins (1 victoire, 3 nuls, 1 défaite), affiche un visage décevant, très loin des ambitions affichées en début de saison.
Plusieurs décisions prises en amont de la saison sont aujourd’hui pointées du doigt.

L’intersaison mal gérée, marquée par des départs mal expliqués, un recrutement contesté et un flou technique persistant, semble avoir plombé le début de parcours du club.

Un mercato d’été jugé incohérent
Les critiques les plus virulentes concernent le marché des transferts, perçu comme mal réfléchi et déséquilibré : Le départ de l’enfant du club, Benmaâzouz, pourtant prometteur et performant avec l’équipe première, a été très mal accueilli.

Le club a également échoué à conserver Azzi, un élément clé dans la défense centrale, dont l’option d’achat n’a pas été levée.

Le transfert de Mondico, remplacé par Chi Malone, un joueur encore très discret, est vu comme un choix discutable.

Le cas de Bouderbala, jeune joueur issu de la deuxième division, recruté pour remplacer Mergham et Adalid, interroge : peu utilisé, il semble déjà en manque de repères.

Et pour ne rien arranger, l’arrivée de l’attaquant Ernest en tant que « plan B » a été perçue comme un choix par défaut, loin du profil de buteur attendu par les supporters.

Préparation floue et retard dans la nomination du coach
Autre source de mécontentement : la préparation estivale en demi-teinte. Entre un stage en Algérie, un autre en Tunisie — sans entraîneur principal — et une succession de contacts non aboutis avec plusieurs techniciens, le flou a longtemps régné sur le banc usmiste.

Finalement, c’est Abdelhak Benchikha, surnommé « le Général », qui a été désigné. Un choix qui a divisé la base populaire, beaucoup de supporters s’étant opposés à son retour.

Manque de rigueur tactique et coaching contesté
Sur le terrain, le constat est tout aussi préoccupant. Le style de jeu proposé est jugé pauvre tactiquement, et les changements opérés en cours de match apparaissent souvent incohérents. Le coach Benchikha, reconnu pour sa rigueur dans d’autres contextes, peine à imprimer sa marque.

Le bilan est clair : une seule victoire (1-0 face à l’Atlético Paradou, lanterne rouge), trois matchs nuls et une défaite. Un rendement indigne du standing de l’USMA.

Les supporters désabusés
La colère monte chez les fans de Soustara, qui avaient accueilli avec enthousiasme le retour du président historique du club. Mais la gestion actuelle suscite un véritable désenchantement. Sur les réseaux sociaux comme dans les travées du stade Omar Hamadi, les critiques fusent, mêlant déception, frustration et sentiment de trahison.

À ce stade, la direction est face à un choix crucial : continuer à défendre les choix effectués ou admettre les erreurs pour rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard. Le public, lui, attend des actes — et surtout, des résultats.

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