Le navire harrachi tangue dangereusement. Après la démission de l’entraîneur Azzedine Aït Djoudi puis celle du président Sofiane Touahria, l’USM El-Harrach tente d’éviter le naufrage.
Une cellule de crise a été installée vendredi pour assurer la gestion provisoire du club, le temps de trouver un nouveau capitaine à la barre.
L’USM El-Harrach traverse l’une des périodes les plus troubles de son histoire récente. Confrontée à une série de résultats décevants et à des tensions internes grandissantes, la formation harrachie a vu coup sur coup la démission de son entraîneur Azzedine Aït Djoudi, suivie de celle du président Sofiane Touahria.
Face à cette situation d’urgence, la direction du club a annoncé vendredi la mise en place d’une cellule de crise chargée d’assurer la gestion des affaires courantes jusqu’à la tenue d’une assemblée élective.
Composée de certains membres du club amateur et de notables de la ville, cette cellule a pour mission première de stabiliser l’équipe avant le derby face au NA Hussein Dey, prévu samedi à 15h00.
Conscients de l’enjeu psychologique de cette rencontre, les dirigeants intérimaires ont décidé de placer les joueurs à l’hôtel « Bay Diab », dans un cadre propice à la concentration et à la préparation.
Remobiliser le groupe
Au-delà de l’aspect administratif, la priorité reste sportive. Après deux défaites consécutives, dont la dernière à domicile contre la JS El-Biar (0-1), le moral des joueurs est au plus bas. Les membres de la cellule ont ainsi prévu une réunion d’équipe après le dîner afin de remobiliser le groupe et de raviver la motivation avant le derby face au Nasria.
Le discours devrait être axé sur la solidarité, l’engagement et la responsabilité collective pour sortir de cette spirale négative. Dans le même temps, les discussions se poursuivent pour finaliser l’arrivée du nouvel entraîneur.
Mustapha Manaâ, ancien de la maison, a donné son accord de principe pour reprendre la barre technique de l’équipe. Son officialisation est attendue dans les prochaines heures, un choix qui vise à redonner une identité et une stabilité à un groupe en pleine perte de repères. La mission de Manaâ ne s’annonce pas simple.
Il héritera d’une équipe démoralisée, en manque de confiance, et d’un club fragilisé par des luttes internes. Mais pour les supporters, son retour représente un espoir : celui de revoir l’USMH renouer avec ses valeurs de combativité et de cohésion, qui ont longtemps fait sa force dans les moments difficiles.
Cette nouvelle crise, survenue à peine quelques semaines après le début du championnat, soulève de nombreuses interrogations quant à la stabilité de la structure dirigeante. Si la cellule de crise parvient à ramener un semblant d’équilibre, le plus dur restera à faire : reconstruire sur des bases solides, loin des tensions et des changements répétés qui minent le club depuis plusieurs saisons.
Reste à savoir si cette cellule provisoire sera un simple pansement sur une plaie ouverte, ou le point de départ d’une véritable reconstruction à El-Harrach.