Le mercato hivernal n’a pas encore ouvert ses portes que certains dossiers semblent déjà prêts à s’accélérer.
Jaouen Hadjam, latéral gauche international algérien, pourrait être l’un des premiers mouvements majeurs de janvier tant son profil plaît à Besiktas. Entre stratégie sportive, contraintes calendaires et ambition individuelle, son avenir pourrait se jouer en quelques jours seulement.
L’intérêt du Besiktas pour Jaouen Hadjam ne date pas d’hier, mais il a pris un tournant décisif cette semaine. Le club turc, désireux de renforcer son couloir gauche dès janvier, a envoyé son directeur sportif Serkan Reçber en Suisse pour observer une dernière fois le joueur lors du duel de Ligue Europa entre Young Boys et Lille. Cette présence au Wankdorf traduit une volonté claire : lever les derniers doutes avant d’entamer des discussions officielles avec la direction bernoise.
Selon la presse turque, une réunion devait d’ailleurs se tenir après le match, signe d’une accélération évidente du dossier. Cette offensive intervient à un moment charnière. Hadjam, qui sera suspendu pour le prochain match de championnat contre Lucerne, rejoindra ensuite l’équipe nationale pour la CAN 2026. Ce calendrier particulier pourrait favoriser une solution rapide : si un accord est trouvé, le match de Ligue Europa face à Lille pourrait tout simplement être l’une de ses dernières apparitions sous le maillot des Young Boys avant un départ programmé.
Besiktas n’en est pas à son premier intérêt pour le défenseur algérien. À l’été 2024, les Stambouliotes avaient déjà tenté de conclure son arrivée via un prêt avec obligation d’achat à 5 millions d’euros. Mais l’opération avait capoté pour des raisons financières. Comme l’avait expliqué le vice-président du club, Hüseyin Yücel, la rupture préalable du contrat d’Alex Oxlade-Chamberlain aurait fait grimper la facture totale à près de 12 millions d’euros, un effort jugé incompatible avec les budgets du moment.
Depuis cette tentative avortée, Hadjam a considérablement renforcé son statut. Arrivé à Berne en janvier 2024 après un passage difficile à Nantes, il s’est imposé comme l’un des meilleurs latéraux du championnat suisse, contribuant activement au titre remporté par les Young Boys. Sa régularité, sa polyvalence et son volume de jeu lui ont permis de devenir un cadre du système helvétique tout en s’imposant comme un candidat sérieux au poste de titulaire en sélection algérienne.
Un dossier plus ouvert que jamais
Aujourd’hui, la situation a changé. Les Young Boys, qui savent que la valeur marchande d’Hadjam est au plus haut, pourraient être ouverts à un départ en cas d’offre cohérente. De leur côté, les dirigeants de Besiktas semblent déterminés à ne pas laisser passer leur chance une deuxième fois. Le marché des latéraux étant particulièrement concurrentiel cet hiver, avancer tôt devient un impératif.
Pour le joueur, cette opportunité pourrait représenter une progression sportive et médiatique. Besiktas, régulièrement engagé sur la scène européenne, offre un environnement où la pression est forte mais où les profils dynamiques comme le sien trouvent souvent leur place. Reste à savoir si les négociations déboucheront enfin sur un accord après un premier épisode avorté il y a quelques mois. Reste désormais à savoir si toutes les planètes s’aligneront enfin pour que Hadjam prenne, cet hiver, la direction d’Istanbul.