La concurrence s’annonce particulièrement intense sur le côté droit de l’attaque de l’équipe nationale algérienne. Lors du dernier stage des Verts, plusieurs profils étaient présents avec des parcours et des championnats différents, mais tous ont affiché des statistiques offensives très intéressantes cette saison.
Sans forcément s’attarder sur le temps de jeu de chacun ou sur le niveau des compétitions dans lesquelles ils évoluent, les chiffres parlent d’eux-mêmes et témoignent de la richesse des options offensives dont dispose désormais la sélection algérienne.
Leader technique de cette génération, Riyad Mahrez continue d’afficher une belle régularité sous les couleurs d’Al-Ahli en Arabie saoudite. L’international algérien a inscrit 8 buts et délivré 14 passes décisives toutes compétitions confondues depuis le début de la saison, soit un total de 22 contributions offensives. Même s’il n’évolue plus au plus haut niveau européen, le capitaine des Verts reste un joueur capable de faire basculer une rencontre à tout moment grâce à sa qualité technique, sa vision du jeu et son expérience du très haut niveau. Mahrez demeure aujourd’hui encore une référence incontournable sur le flanc droit de l’attaque algérienne.
Derrière lui, la nouvelle génération pousse avec insistance. Anis Hadj Moussa, auteur d’une saison remarquable avec Feyenoord Rotterdam, confirme progressivement tout le potentiel aperçu chez lui depuis plusieurs années. Le jeune ailier algérien s’est illustré avec 14 buts et 7 passes décisives toutes compétitions confondues, portant son total à 21 contributions offensives. Rapide, percutant et capable d’éliminer dans les un contre un, Hadj Moussa apporte un profil différent qui séduit de plus en plus les observateurs. Sa progression constante dans un championnat compétitif comme l’Eredivisie lui permet aujourd’hui de prétendre sérieusement à un rôle plus important chez les Verts.
Autre nom qui attire l’attention : Farès Ghedjemis. L’attaquant évoluant à Frosinone, en Italie, réalise lui aussi une saison très intéressante sur le plan statistique. Avec 15 buts inscrits et 3 passes décisives délivrées toutes compétitions confondues, il totalise 18 contributions offensives. Des chiffres qui traduisent sa montée en puissance et sa capacité à être décisif dans les derniers mètres. Moins médiatisé que certains autres profils, Ghedjemis s’impose néanmoins comme une alternative crédible pour l’avenir, grâce notamment à son efficacité et sa marge de progression.
À tout ce beau monde, il faut également ajouter l’ailier droit virevoltant du FC Paris, Ilan Kebbal. Non retenu par Petkovic pour le Mondial, le natif de Marseille, affiche une progression constante depuis la saison dernière. Toutefois, bien qu’il soit régulièrement convoqué en sélection lors des derniers rassemblements des Verts, avec notamment une participation à la dernière CAN, le joueur de 27 ans n’a pas encore véritablement eu l’occasion de démontrer toute l’étendue de son talent.
Au-delà des chiffres bruts, cette concurrence représente surtout une excellente nouvelle pour le sélectionneur national. Pendant longtemps, l’équipe d’Algérie a reposé presque exclusivement sur Riyad Mahrez pour animer le couloir droit offensif.
Aujourd’hui, la situation est différente : plusieurs joueurs émergent et offrent des solutions variées selon les besoins tactiques et le profil de l’adversaire. Entre l’expérience de Mahrez, l’explosivité d’Anis Hadj Moussa, l’efficacité de Farès Ghedjemis, et la fougue de Kebbal, le staff technique dispose désormais d’un véritable casse-tête.
Cette densité offensive pourrait d’ailleurs devenir un atout majeur pour les prochaines échéances des Verts, notamment les qualifications et les grandes compétitions continentales et internationales à venir. La bataille pour une place dans le onze de départ s’annonce ouverte, et cela ne peut qu’élever le niveau général de la sélection. Une chose est sûre : le côté droit de l’attaque algérienne semble entre de bonnes mains pour les années à venir.