Accueil LIGUE 1NEWSBracci, Beaumelle, Mowena et Benyahia… La touche étrangère qui fait gagner le MC Alger

Bracci, Beaumelle, Mowena et Benyahia… La touche étrangère qui fait gagner le MC Alger

par Abderrahim A.
Bracci, Beaumelle, Mowena et Benyahia… La touche étrangère qui fait gagner le MC Alger

Le football algérien vit une nouvelle séquence marquante avec la montée en puissance de la MC Alger, qui confirme son statut de géant du championnat national.
Le club de la capitale vient de décrocher un dixième titre de champion national de son histoire, une performance rare dans l’histoire du football algérien, renforçant une dynamique de domination rarement observée à ce niveau.
Cette série de sacres consacre une continuité technique et sportive portée par plusieurs entraîneurs étrangers, illustrant une évolution profonde dans la gestion du club.
Ils sont d’ailleurs quatre techniciens étrangers à avoir participé dans ces distinctions : les Français François Bracci (2010), et Patrice Beaumelle (2024), le Tunisien Khaled Benyahia (2025), et la combinaison plus récente avec le Sud-Africain Rullani Mokwena et Benyahia en 2026.
Le Mouloudia s’est inscrite dans une logique d’ouverture et de stabilité technique. Le dernier entraîneur algérien à avoir offert un titre au club reste Abdelhamid Kermali en 1999, un repère historique qui souligne la longue transition du club vers une internationalisation de son encadrement.

Une régularité impressionnante au sommet
Au-delà des titres, la MC Alger affiche une régularité statistique remarquable. Le club termine désormais la saison sur le podium pour la 20e fois de son histoire, avec un bilan global impressionnant : 10 titres de champion, 5 deuxièmes places et 5 troisièmes places.
Cette constance place le Mouloudia parmi les institutions les plus stables du football algérien, capable de se maintenir durablement dans le haut du classement malgré les cycles sportifs et les changements d’effectif.
Dans cette lecture historique, la comparaison avec la JS Kabylie reste incontournable.
Le club kabyle demeure celui qui a le plus souvent figuré sur le podium, avec un total de 33 apparitions : 14 titres de champion, 13 deuxièmes places et 6 troisièmes places.
Cette statistique rappelle l’intensité de la rivalité entre les deux institutions, longtemps considérées comme les références du football algérien en matière de régularité et de palmarès.

Une domination de la capitale qui s’installe dans la durée
Un autre élément marquant de cette dynamique est la continuité du titre dans la capitale.
Avec les récents sacres du MCA, mais aussi ceux du CR Belouizdad (2020/2021/2022/2023) de l’USM Alger en 2019, le championnat reste entre les mains des clubs algérois depuis huit saisons consécutives.
Cette domination prolongée confirme un rééquilibrage géographique du pouvoir sportif, avec une capitale redevenue centre de gravité du football national.

Un record de longévité hors de la capitale
L’histoire rappelle également que la plus longue période sans titre pour Alger reste de 14 ans, entre 1982 et 1995, soit entre le sacre de la RC Kouba en 1981 et celui de l’USM Alger en 1996. Une époque qui contraste fortement avec la domination actuelle, beaucoup plus structurée et continue.
Au-delà des chiffres, la trajectoire de la MC Alger témoigne d’un club qui a su évoluer avec son temps, en combinant ambition sportive, stabilité institutionnelle et ouverture tactique.
Dans un championnat de plus en plus compétitif, cette série de succès consécutifs marque peut-être l’entrée dans une nouvelle ère : celle d’un Mouloudia redevenu référence, non seulement par son histoire, mais aussi par sa capacité à s’inscrire durablement au sommet.

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