Crise des stades à Alger : Casse-tête pour les clubs avant la reprise

Crise des stades à Alger : Casse-tête pour les clubs avant la reprise

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la Ligue 1, les clubs d’Alger se retrouvent une nouvelle fois confrontés à un sérieux problème d’infrastructures. Entre travaux, homologations et calendrier africain, plusieurs équipes risquent de connaître une reprise de saison compliquée.
Le stade Nelson-Mandela est actuellement au cœur des inquiétudes. Alors que les travaux de rénovation devaient être engagés dans le cadre d’un marché remporté par l’entreprise « Natural Grass », la commission des marchés publics du ministère des Sports a rejeté les résultats de l’appel d’offres et demandé sa relance. Conséquence : les travaux concernant la pelouse de Nelson-Mandela sont à l’arrêt. Même en cas de règlement rapide du dossier, le stade ne devrait pas être prêt avant la mi-octobre.

Une situation qui pénalise directement le CR Belouizdad, habitué à recevoir ses adversaires dans cette enceinte. Le Chabab pourrait donc être contraint de délocaliser à nouveau ses rencontres, comme la saison dernière lorsqu’il avait accueilli certains matchs au stade Chahid Hamlaoui de Constantine. Le terrain annexe, dont l’état est fortement dégradé, ne constitue pas non plus une véritable solution pour les entraînements.
Du côté du 5-Juillet, les travaux avancent et la nouvelle pelouse hybride pourrait être opérationnelle à la mi-septembre. Mais l’absence d’alternatives risque de soumettre rapidement cette pelouse à une forte pression. L’USM Alger et le CR Belouizdad pourraient y disputer leurs rencontres dès les premières journées, alors que la JS Saoura a également prévu d’y recevoir Horoya Conakry en compétition africaine entre le 11 et le 13 septembre.

Le risque est donc de voir le 5-Juillet enchaîner les rencontres dès sa réouverture, avec les conséquences que cela pourrait avoir sur la qualité de sa pelouse.
Le MC Alger bénéficie d’une solution avec le stade Ali-Amar de Douéra, mais celui-ci connait actuellement des travaux touchant ses différents équipements, en particulier sa pelouse naturelle. Des dégâts causés à une partie de sa toiture par les vents violents du début d’année ont notamment retardé la procédure.

Les autres clubs de la capitale ne sont pas épargnés. L’ES Ben Aknoun devra continuer à recevoir au stade du 20-Août sans public, tandis que le NA Hussein Dey connaît également des contraintes similaires. L’USM El Harrach attend la réhabilitation du stade d’Eul-Kalyptus et ne pourra pas retrouver immédiatement le stade du 1er-Novembre de Mohammadia. Le Paradou AC, appelé à évoluer en Ligue 2, espère quant à lui retrouver prochainement le stade Ben Rabah de Dar El Beïda.
Face à cette situation, une question s’impose : les autorités auront-elles le temps de régler la crise des stades avant le début du championnat, ou les clubs algérois devront-ils encore une fois parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour recevoir leurs adversaires ?

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