À quelques jours seulement du début du championnat, la JS Kabylie se retrouve une nouvelle fois au centre d’une polémique interne qui risque de perturber la préparation de l’équipe. Le dossier du gardien Gaya prend désormais une dimension qui dépasse largement le simple cadre sportif, puisqu’il semble révéler de profondes divergences au sein de la direction du club.
Selon des indiscrétions, le gardien aurait été écarté des entraînements collectifs dans le but de l’inciter à quitter le club. Une situation particulièrement sensible, d’autant que son départ pourrait intervenir sans véritable contrepartie pour la JSK. Le procédé employé soulève ainsi de nombreuses interrogations sur la manière dont ce dossier est géré.
Plus inquiétant encore, une séance d’entraînement individuelle aurait été programmée à 14 heures au stade du 1er-Novembre, sur une pelouse synthétique, alors que les températures peuvent être particulièrement élevées à cette période.
Au-delà de la décision sportive, les conditions dans lesquelles cette séance aurait été imposée suscitent des critiques et posent la question de la gestion humaine du joueur.
Mais l’affaire Gaya prend surtout une tournure institutionnelle avec l’apparition d’un véritable bras de fer entre les différents responsables du club. D’un côté, le président du conseil d’administration, Boudedja, souhaiterait conserver le gardien et compterait toujours sur son capitaine. De l’autre, l’entraîneur Belhocine et le directeur sportif Mansouri semblent privilégier une autre option et poursuivraient leur volonté de pousser le joueur vers la sortie.
Cette opposition frontale risque de raviver une vieille problématique à la JSK : celle d’une direction marquée par une forme de bipolarité, où plusieurs centres de décision cherchent à imposer leur vision. Une situation particulièrement préoccupante à l’approche d’une nouvelle saison, alors que le club devrait avant tout se concentrer sur ses objectifs sportifs et sur la construction d’un groupe compétitif.
Le cas Gaya devient donc le symbole d’un malaise plus profond.
Au lieu de préparer sereinement le championnat, la JSK se retrouve confrontée à une nouvelle guerre interne qui menace de détourner l’attention des joueurs et du staff de l’essentiel.
À quelques jours du coup d’envoi, le club kabyle n’a certainement pas besoin d’une nouvelle crise. Si le désaccord entre Boudedja, Mansouri et Belhocine venait à s’envenimer, c’est toute la stabilité de la JSK qui pourrait être affectée, avec le risque de voir les tensions administratives et sportives se répercuter directement sur les résultats de l’équipe.













































