Après la prestation inquiétante face au Burundi, le sélectionneur de l’équipe nationale se retrouve confronté à un véritable casse-tête. Entre des déceptions individuelles flagrantes, un secteur défensif aux abois et des polémiques extra-sportives, l’heure est aux choix forts avant la prochaine rencontre contre le Niger, pour espérer bâtir un groupe solide en vue de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le stage de préparation actuel a tourné à l’amère déception pour Brahim Hamdani. Alors que le technicien espérait dégager une grande majorité de son ossature type à l’issue de ces deux premières rencontres, c’est finalement le flou total qui s’installe. Le temps presse cruellement : avec seulement deux fenêtres internationales restantes en novembre et en mars avant d’aborder le tournoi continental, la stabilité tant recherchée semble très lointaine.
Les motifs d’insatisfaction sont nombreux, à commencer par le secteur défensif. L’arrière-garde a affiché une fébrilité inattendue. Les prestations de Ramy Bensebaini ont été particulièrement pointées du doigt, le joueur ayant affiché un niveau de jeu inhabituellement bas, loin de ses standards habituels en club. Bien que des rumeurs infondées aient fait état d’un clash et de son départ prématuré du stage — des bruits rapidement balayés par la fédération —, sa copie sur le terrain nécessite une remise en question urgente, au même titre que l’absence d’un gardien de but véritablement convaincant.
Les choix tactiques au milieu de terrain ont également montré leurs limites. Le positionnement de certains éléments clés, parfois à contre-emploi dans un rôle de pure récupération, n’a pas apporté les fruits escomptés. En attaque, l’absence d’un véritable point de fixation s’est fait cruellement ressentir. L’inefficacité d’Amin Chiakha dans ce rôle de pivot a démontré que le chantier offensif est encore vaste. Le staff est conscient qu’il manque un avant-centre pesant sur les défenses pour accompagner efficacement des profils techniques qui ont besoin d’espaces.
Face à ces constats alarmants, la confrontation à venir contre le Niger s’apparente à une opération de la dernière chance pour plusieurs éléments. Le sélectionneur devrait procéder à un vaste turnover, offrant ainsi l’opportunité à de nouveaux visages, particulièrement en défense et au milieu, de gagner leur place. Des joueurs qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’exprimer pleinement seront lancés dans le grand bain, avec l’obligation de convaincre immédiatement avant le retour très attendu de plusieurs cadres.
Au-delà des aspects purement tactiques et techniques, ce rassemblement a été parasité par des épisodes extra-sportifs épuisants, notamment la mise à l’écart justifiée de Rayan Aït-Nouri suite à une erreur de comportement sur le banc des remplaçants. Le staff technique, fatigué par ces perturbations et l’agitation médiatique qui en découle, espère tirer les leçons de ce rassemblement difficile pour écarter les éléments défaillants, repartir sur des bases saines et enfin trouver la formule gagnante.













































