Le dossier du milieu de terrain Yanis Massolin, récemment transféré de Modène à l’Inter Milan, continue de susciter l’attention du côté de la Fédération algérienne de football (FAF).
Alors que la sélection nationale se prépare pour les rencontres amicales face au Guatemala et à l’Uruguay, le joueur ne figure pas dans la liste élargie, une absence qui s’explique principalement par l’incertitude entourant sa décision internationale.
Selon des sources proches du dossier, les responsables de la FAF ont récemment pris contact avec le jeune milieu de terrain afin de lui présenter le projet sportif de la sélection algérienne. Dans ce cadre, ils ont également évoqué les perspectives offertes par les Verts, notamment la possibilité de participer à la prochaine Coupe du monde, un argument souvent déterminant dans les discussions avec les binationaux.
Cependant, malgré ces démarches, Yanis Massolin n’a toujours pas tranché quant à son avenir international. Le joueur, désormais sous contrat avec l’Inter Milan qu’il rejoindra l’été prochain, temporise et tarde à donner une réponse claire à la proposition algérienne.
Une attitude qui rappelle celle de nombreux joueurs formés dans les centres de formation français, dont les dossiers sont souvent plus complexes à gérer pour la FAF.
En effet, l’expérience montre que les joueurs issus des académies françaises hésitent davantage à faire un choix définitif entre leur pays d’origine et la France, espérant parfois une opportunité avec les sélections tricolores.
À l’inverse, les discussions menées avec des joueurs évoluant ou formés dans d’autres championnats européens se révèlent généralement plus rapides et plus simples. Des profils évoluant en Allemagne, en Belgique ou encore aux Pays-Bas ont récemment donné leur accord sans tarder, à l’image de certains jeunes talents convaincus par le projet sportif présenté par la fédération. Malgré cette situation d’attente, la FAF, dirigée par Walid Sadi, n’entend pas fermer la porte à Yanis Massolin.
Le dossier reste ouvert, tout comme celui du jeune joueur de l’Olympique Lyonnais Khalis Merah, également suivi par les responsables algériens.
La fédération pose toutefois une condition claire : les joueurs intéressés doivent afficher une réelle volonté de rejoindre les Verts. La FAF souhaite éviter de reproduire certains précédents, où des joueurs ont fini par sortir définitivement des plans de la sélection après avoir publiquement exprimé leur préférence pour l’équipe de France, à l’image de profils comme Amine Adli ou Maxime Lopes, selon les déclarations évoquées dans le débat médiatique.
Dans ce contexte, la stratégie de la fédération semble désormais plus ferme : maintenir le dialogue avec les binationaux tout en privilégiant ceux qui manifestent un engagement clair envers le projet sportif de la sélection nationale. Le cas Yanis Massolin illustre parfaitement cette nouvelle approche, où patience et vigilance restent de mise.