Dans une déclaration empreinte de sincérité et de respect pour l’histoire du football algérien, le capitaine de l’équipe nationale, Aïssa Mandi, a exprimé sa profonde admiration pour le nouveau stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou, tout en rendant hommage au mythique stade Mustapha Tchaker de Blida, théâtre de ses premiers pas avec les Verts. Une sortie qui relance le débat sur l’avenir des matchs de l’équipe nationale à domicile.
Au fil des années, l’Algérie a investi massivement dans les infrastructures sportives, multipliant les stades modernes aux normes FIFA. Pour Aïssa Mandi, international depuis plus de dix ans et désormais vice-capitaine des Fennecs, ce progrès est indéniable. Mais il n’en oublie pas pour autant les lieux qui ont marqué son parcours.
« Il y a aujourd’hui beaucoup de stades en Algérie qui sont grands et magnifiques », a-t-il déclaré récemment sur le plateau de la chaîne d’informations AL24News. « Pour moi, le stade Tchaker à Blida restera toujours spécial. C’est là que j’ai fait mes débuts avec l’équipe nationale, et ça a une grande valeur symbolique. »
Le stade Mustapha Tchaker, souvent surnommé « la citadelle des Fennecs », est en effet intimement lié à l’âge d’or récent de la sélection. De nombreuses victoires décisives y ont été célébrées, notamment lors des qualifications pour la Coupe du monde 2010 et 2014.
Tizi Ouzou : un nouveau fief pour les Verts ?
Mais malgré ce passé glorieux, Mandi regarde aussi vers l’avenir. Et selon lui, le stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou, fraîchement inauguré, pourrait bien représenter le futur de l’équipe nationale.
« Je pense qu’aujourd’hui, le plus beau stade et le plus adapté pour nous, c’est celui de Tizi Ouzou. Il est impressionnant, moderne, et je pense qu’il peut vraiment devenir un lieu fort pour l’équipe », a-t-il affirmé.
Situé dans la ville natale de la JS Kabylie, le nouveau stade — qui porte le nom du défunt Moudjahid Hocine Aït Ahmed — offre une capacité de plus de 50 000 places assises, une pelouse naturelle de haute qualité, et des installations dignes des plus grands stades européens.
Ce complexe flambant neuf est perçu comme une vitrine du renouveau du football algérien, non seulement pour les clubs locaux, mais aussi pour l’équipe nationale. Plusieurs personnalités du sport et de la politique ont salué son ouverture comme un moment clé pour la région et pour l’Algérie.
D’autres enceintes comme le stade Nelson Mandela de Baraki (Alger) ou le stade Miloud Hadefi d’Oran ont déjà accueilli des matchs des Verts récemment, dans une logique de rotation. Toutefois, l’accueil du public à Tizi Ouzou, réputé fervent et connaisseur, ainsi que la modernité des infrastructures, pourraient faire pencher la balance en faveur de cette nouvelle destination.
Pour de nombreux supporters, voir les Verts évoluer dans un stade aussi moderne, au cœur d’une région passionnée de football, serait un rêve devenu réalité.