Après 33 rencontres à la tête de la sélection algérienne, Vladimir Petković affiche un bilan qui mérite d’être analysé. Le technicien bosnien totalise 23 victoires, 5 matchs nuls et 5 défaites, avec une attaque particulièrement prolifique qui a inscrit 76 buts, contre 31 encaissés.
Des chiffres qui rappellent ceux de Djamel Belmadi lors de ses 33 premiers matchs avec les Verts. L’ancien sélectionneur présentait lui aussi 23 victoires, mais avec un bilan défensif plus solide : 9 matchs nuls, une seule défaite, 76 buts marqués et seulement 21 buts concédés.
Cette comparaison met en évidence une différence importante. Si les deux entraîneurs affichent la même efficacité offensive sur leurs 33 premières rencontres, Belmadi avait su construire une équipe beaucoup plus difficile à battre, comme en témoigne son unique défaite sur cette période.
À titre de comparaison, Vahid Halilhodžić, qui n’a dirigé l’Algérie que durant 30 matchs, avait enregistré 18 victoires, 5 nuls et 7 défaites. Son équipe avait inscrit 52 buts pour 27 encaissés, avec un style davantage axé sur la rigueur et l’organisation que sur l’efficacité offensive.
Enfin, lors de son dernier passage à la tête des Fennecs, Rabah Saâdane avait obtenu 15 victoires, 7 matchs nuls et 11 défaites. Son équipe avait marqué 33 buts tout en en concédant 34, des statistiques qui reflètent les difficultés rencontrées au cours de cette période.
Ces chiffres permettent de situer les débuts de Vladimir Petković par rapport à ceux de ses prédécesseurs. Offensivement, son équipe est particulièrement performante, avec une moyenne de plus de deux buts par match. En revanche, le secteur défensif apparaît moins solide que celui de Djamel Belmadi lors de ses premiers mois à la tête de la sélection.
Toutefois, les statistiques ne suffisent pas à elles seules pour juger un sélectionneur. Le contexte, la qualité des adversaires, les compétitions disputées, le renouvellement de l’effectif ou encore les objectifs fixés influencent largement les résultats.
Une chose demeure néanmoins certaine : après 33 rencontres à la tête de la sélection nationale, Vladimir Petković affiche un bilan globalement positif et figure déjà parmi les sélectionneurs ayant réalisé les meilleurs débuts avec les Verts.
Cependant, force est de constater qu’il n’a pas été à la hauteur lors des grands rendez-vous, comme ce fut récemment le cas en Coupe du monde. En deux années passées à la tête de la sélection, il n’est pas non plus parvenu à dégager une équipe type stable.
L’ancien sélectionneur de la Suisse est également critiqué pour son incapacité à insuffler un véritable esprit de combativité à ses joueurs. Un manque de caractère qui a progressivement privé l’équipe nationale de ce qui a longtemps fait sa force : son âme.