Accueil AFRIQUECAN-2027 : L’Algérie ne veut pas servir de solution de secours

CAN-2027 : L’Algérie ne veut pas servir de solution de secours

par Abderrahim A.
CAN-2017 : L’Algérie ne veut pas servir de solution de secours

Alors que les préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 entrent dans une phase décisive, l’incertitude grandit autour de l’organisation du tournoi initialement confiée au trio est-africain formé par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Face aux retards accumulés et aux exigences logistiques d’un événement d’une telle ampleur, la Confédération africaine de football (CAF) envisagerait désormais un scénario alternatif afin d’éviter toute désorganisation majeure.

L’attribution de la CAN 2027 à ces trois pays avait été saluée comme un projet structurant pour le développement du football en Afrique de l’Est. Cependant, la réalité du terrain s’avère plus complexe. Les travaux liés à la construction et à la rénovation des stades, à l’amélioration des infrastructures de transport et à l’augmentation des capacités hôtelières avancent à un rythme jugé insuffisant.

Ces retards font craindre un non-respect du calendrier fixé par la CAF, qui impose des standards stricts pour garantir le bon déroulement de la compétition. Dans ce contexte, l’instance dirigeante du football africain multiplie les évaluations et commence à étudier des solutions de repli.

Parmi les options envisagées, l’Afrique du Sud se détache nettement. Le pays bénéficie d’une solide expérience dans l’organisation d’événements majeurs, notamment la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Ses infrastructures modernes, déjà opérationnelles, constituent un avantage décisif dans une situation où le facteur temps devient critique.

Cette capacité à accueillir rapidement une compétition d’envergure place l’Afrique du Sud en pole position dans les réflexions actuelles de la CAF.

L’Algérie en retrait, un choix assumé

De son côté, l’Algérie ne semble pas disposée à se repositionner pour accueillir cette édition. Pourtant, le pays a considérablement modernisé ses infrastructures sportives ces dernières années, avec plusieurs stades répondant aux normes internationales.

Il convient de rappeler que l’Algérie avait officiellement déposé sa candidature en 2024 pour l’organisation de la CAN, avant de la retirer. Cette décision avait été prise en signe de protestation contre ce qui était perçu comme une prise de position de la CAF dans l’attribution des compétitions continentales, notamment après des décisions controversées lors de précédentes éditions, comme celle organisée au Maroc.

Aujourd’hui, les autorités algériennes privilégient une approche prudente et ne souhaitent pas s’engager dans une organisation en urgence, qui nécessiterait des investissements massifs et une mobilisation exceptionnelle dans des délais restreints.

La CAF devrait rendre sa décision dans les prochains mois, après une inspection approfondie des chantiers en cours en Afrique de l’Est. Si les retards persistent, un changement de pays hôte pourrait devenir inévitable.

Au-delà du choix final, cette situation relance le débat sur les critères d’attribution des grandes compétitions africaines, entre ambition de développement régional et nécessité de garanties logistiques solides.

Vous aimerez peut-être aussi

Laisser un commentaire