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Equipe nationale : Djamel Belmadi revient sur les raisons du fiasco de Douala

Tant attendu, l’entraîneur national, Djamel Belmadi, s’est exprimé hier au sujet de la déconvenue inattendue des Verts lors de la précédente CAN. Une déconvenue qu’il a mise sur son dos.

D’emblée, Belmadi dira : «Ces dernières années étaient une succession d’éléments favorables. Un échec est une addition d’éléments défavorables. Il y a eu une faillite collective dont je suis responsable. Si on veut les détailler, je commence par dire que j’en suis responsable. On est la propriété du peuple. On va expliquer tout ça.»

Évoquant les raisons de l’échec, il a expliqué : «La préparation a été chaotique. Une date de rassemblement de départ était prévue le 27/12. Au final, j’ai eu mon effectif sur lequel je peux compter le 3/01. On l’a su 2-3 jours avant… La préparation a été mise en place 3-4 mois à l’avance. Ça chamboule tout le programe. Il y a un manque de considération envers ce continent. La Gambie n’a pas annulé le match amical qu’elle allait jouer contre nous sans scrupule, On va être honnête, malgré que nous aussi nous étions en difficulté pour former une équipe. »




Et de poursuivre : «Je ne peux pas tout dire, mais c’est à vous de comprendre. Nous avons 5 joueurs qui n’ont pas eu le Covid. En fonction des endroits où nous étions, il y a des législations. Par exemple, Belaïli, quand il revient d’Algérie, il est positif au Covid nécessitant 10 jours de quarantaine. 23 joueurs sur 27 sont positifs. La moitié du staff aussi. C’était une hécatombe, la préparation était chaotique. On faisait des tests tous les matins. On avait peur chaque matin pour savoir qui ne serait pas disponible aujourd’hui. »

Revenant sur les trois matchs joués au Cameroun, le patron technique des Verts a estimé que l’état du terrain a joué un mauvais tour aux siens, car ces derniers ont besoin d’avoir un bon terrain.

Outre cet handicap, Belmadi a évoqué aussi d’autres facteurs qui ont joué en défaveur des Fennecs, à l’instar du manque de réalisme des attaquants. «On n’était pas assez tueurs, pas assez chirurgicaux. On sort frustrés, fâchés, fatigués. Tout n’a pas été parfait. », a-t-il regretté, même s’il a reconnu, au passage, qu’en Afrique, «il n’y a plus de petites équipes».




«Face à la Guinée Équatoriale, on a perdu notre série d’invincibilité. Elle s’arrête à un match d’un record mondial, on voulait aller chercher la 1ère place. Après la CAN on s’est fixé un objectif, la Coupe du Monde. Plus on gagnait, plus on s’y rapprochait. On voulait mettre le drapeau de l’Algerie à la première place. J’ai dit plusieurs fois que ce n’était pas un objectif, mais on est des humains, quand on se rapproche on se dit… waw. »

Revenant sur l’attitude des joueurs à l’issue du dernier match en prenant seuls la direction de l’aéroport de Douala pour rejoindre leurs clubs respectifs, Belmadi a précisé : «Le laisser-aller, il n’y en aura jamais tant que je suis là. Dès que je termine une compétition, dès que le match est fini, le retour en club, j’estime que ce n’est plus mon travail. Ils savaient qu’il y avait un avion qui rentrait à Paris. Les joueurs ont des championnats à jouer. Ce n’est plus mon travail. Je contrôle mon groupe pour mes matchs. »

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