En nette baisse de régime depuis son retour de blessure avec la sélection nationale, l’attaquant de l’Olympique de Marseille, Amine Gouiri, essuie une violente vague de critiques de la part des observateurs français. Après la défaite à domicile face à l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa, son manque de régularité, son attitude et son salaire sont vivement pointés du doigt.
L’heure est à la tempête médiatique pour Amine Gouiri. L’international algérien de 26 ans traverse une période délicate avec l’Olympique de Marseille, marquée par des prestations jugées insuffisantes qui coïncident avec les mauvais résultats du club phocéen, battu jeudi soir sur sa pelouse par l’Olympiakos (0-1) en Ligue Europa.
Pourtant, la saison avait idéalement démarré pour l’attaquant des Verts. Avant la trêve internationale de septembre, il affichait un bilan solide en Ligue 1 avec quatre buts inscrits et une passe décisive délivrée en cinq rencontres. Mais sa blessure contractée le 25 septembre dernier avec l’Algérie face à la Zambie, lors des éliminatoires de la CAN 2027 — qui l’avait contraint à quitter le stage et à déclarer forfait contre le Burundi et le Niger — a cassé sa dynamique. Depuis son retour à la compétition, le joueur peine à retrouver son rythme, enchaînant deux apparitions décevantes contre Troyes en championnat puis face à l’Olympiakos sur la scène européenne.
La presse française ne l’épargne pas
Au coup de sifflet final de la rencontre européenne jeudi, les consultants de la radio française RMC n’ont pas mâché leurs mots à l’encontre de l’attaquant algérien. Le chroniqueur Walid Acherchour s’est notamment montré très préoccupé par le rendement actuel du joueur. « Regardez l’entrée d’Amine Gouiri ; il faisait une saison plutôt correcte, mais sur sa semaine… il y a un gros problème, que ce soit dans ce qu’il a proposé contre Troyes ou dans son apparition aujourd’hui. Sa prestation ce soir vaut zéro », a-t-il lâché.
Au-delà de ses quatre réalisations en huit matchs toutes compétitions confondues cette saison, c’est l’éternel problème de la constance qui refait surface. Dans un effectif marseillais affaibli par le départ de plusieurs cadres, Gouiri peine à endosser le costume de leader offensif.
De son côté, l’éditorialiste Daniel Riolo s’est montré encore plus virulent, ciblant à la fois le statut financier et le comportement du joueur. « Il a un contrat énorme et un salaire astronomique. Il est surcoté et touche un salaire qu’il ne mérite pas depuis plusieurs années », a fustigé le journaliste français, avant d’enfoncer le clou : « Cela devient un scandale, il touche un salaire de star au moment où Marseille souffre d’une grave crise financière ».
Remettant en cause l’apport global de l’attaquant sur une saison complète, Daniel Riolo a poursuivi sa charge sans détour : « Amine Gouiri… qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce qu’il apporte à son équipe ? Il ne joue que 8 bons matchs par saison, ce qui est totalement inacceptable dans ce cas, cela devient une escroquerie ». Il a également épinglé l’état d’esprit du Fennec : « Je ne sais pas à quoi il pense, il agit avec arrogance et se prend pour une grande star ».
Bruno Genesio prend la défense de son joueur
Face à ce torrent de critiques, l’entraîneur de l’Olympique de Marseille, Bruno Genesio, a tenu à calmer le jeu et à protéger son attaquant. Interrogé après la rencontre sur le statut de remplaçant de Gouiri face au club grec, le technicien français a rappelé que son joueur revenait tout juste de l’infirmerie et manquait encore de rythme. « Amine Gouiri n’a participé qu’à deux séances d’entraînement avant le match contre Troyes ; il n’était donc pas question qu’il soit titulaire pour la deuxième fois en l’espace de trois jours », a-t-il expliqué pour justifier sa gestion physique de l’international algérien.













































