À la veille du match opposant l’AS Monaco au RC Strasbourg, Maghnes Akliouche s’est présenté en conférence de presse, marquée non seulement par l’enjeu sportif du week-end, mais surtout par son actualité internationale : une première convocation en équipe de France A, annoncée récemment par Didier Deschamps.
Si ce choix a suscité des réactions en Algérie, le milieu offensif de 23 ans a tenu à clarifier ses motivations, en adoptant un ton respectueux, mais ferme.
Interrogé sur les raisons de sa décision de représenter les Bleus au lieu des Fennecs, Akliouche a répondu sans détour : « J’ai un grand respect pour l’Algérie, mais j’ai toujours évolué avec les équipes de jeunes de la France. J’ai aussi participé aux Jeux olympiques avec les Bleuets. C’est donc une suite logique. »
Ce discours renforce l’idée qu’il s’agit moins d’un choix « contre » l’Algérie que d’un alignement avec son parcours formateur, construit au sein des structures françaises depuis son plus jeune âge.
Akliouche a également révélé qu’il avait appris sa convocation par les médias, comme tout le monde : « Je l’ai découvert à la télévision. C’était une belle surprise. » Un moment fort dans sa jeune carrière, salué notamment par Thierry Henry, son ancien entraîneur à Monaco, qui l’a félicité personnellement.
Selon des informations recueillies auprès de l’entourage des responsables de la Fédération algérienne de football (FAF), cette dernière aurait approché le joueur à plusieurs reprises. Mais face à l’absence de réceptivité du principal concerné, les discussions auraient été définitivement closes il y a plusieurs mois.
Le cas Akliouche s’ajoute à une longue liste de binationaux ayant fait le choix de la France malgré leurs origines algériennes, à l’image de Zinedine Zidane, Karim Benzema ou plus récemment Yacine Adli.
Si ce choix peut susciter des regrets côté algérien, il témoigne aussi de la richesse de la formation tricolore et de l’attractivité persistante du projet sportif des Bleus.
L’avenir dira si Maghnes Akliouche saura s’imposer durablement dans un effectif français ultra-concurrentiel. En attendant, son parcours semble suivre la trajectoire qu’il s’est lui-même tracée : celle d’un joueur formé en France, porté par l’ambition d’y briller au plus haut niveau.