Clôturée hier par le sacre espagnol, la Coupe du monde 2026 a été marquée par plusieurs controverses arbitrales majeures qui ont régulièrement éclipsé l’enjeu sportif. Entre des blocages diplomatiques, des enquêtes de la FIFA et des décisions très contestées sur le terrain, l’arbitrage s’est retrouvé au cœur de nombreuses tempêtes médiatiques.
La colère de l’Algérie face à l’Argentine
L’un des plus grands scandales sportifs du tournoi a éclaté à la suite du match opposant l’Algérie à l’Argentine. La Fédération Algérienne de Football (FAF) a officiellement saisi la FIFA pour dénoncer ce qu’elle a qualifié de scandale arbitral et d’injustice flagrante. Au centre de la controverse : un tacle très dangereux de Lionel Messi sur le défenseur Aïssa Mandi. L’arbitre central polonais, Szymon Marciniak, n’a distribué aucun carton, et l’assistance vidéo est restée totalement muette. Ayant échappé à une probable expulsion, l’attaquant argentin a pu poursuivre la rencontre et inscrire un triplé, provoquant l’indignation des Fennecs. Face à la polémique, la FIFA a par la suite pris des mesures disciplinaires à l’encontre du responsable de la VAR de cette rencontre.
L’incident diplomatique d’Omar Artan
Les polémiques ont débuté avant même le premier coup de sifflet du tournoi. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, fraîchement désigné meilleur arbitre de l’année par la Confédération Africaine de Football et sélectionné par la FIFA, a été refoulé à son arrivée à la frontière des États-Unis. Bien que ses visas et accréditations aient été en règle, les autorités douanières américaines n’ont fourni aucune justification officielle. Ce camouflet a relancé les critiques concernant la politique d’immigration très stricte du pays co-organisateur et a placé la FIFA dans une situation d’embarras.
Une accusation de racisme classée sans suite
Sur les terrains, la phase de groupes a été entachée par une accusation grave lors de la large victoire de l’Allemagne face à Curaçao. L’arbitre assistant vidéo (VAR) australien, Shaun Evans, a été soupçonné d’avoir effectué un geste associé à la suprématie blanche à l’écran. La FIFA a immédiatement ouvert une enquête préliminaire. L’affaire a finalement été refermée, l’officiel ayant expliqué qu’il s’agissait d’un mouvement subconscient et d’un tic involontaire, une justification que l’instance internationale a décidé d’accepter faute de preuves d’une violation de son code disciplinaire.
Confusion totale lors de la demi-finale France-Espagne
Les phases finales n’ont pas été épargnées par la confusion, particulièrement lors de la demi-finale entre l’Espagne et la France. L’arbitre salvadorien Ivan Barton a d’abord fait sourire en interrompant le match dès la huitième minute parce qu’il avait oublié sa bombe de spray temporaire au vestiaire. Mais c’est une décision technique qui a ensuite cristallisé les tensions. Juste avant la mi-temps, il a accordé un coup franc très bien placé à la France pour une faute sur Ousmane Dembélé, avant de se rétracter inexplicablement de longues minutes plus tard. Si tout le stade a d’abord cru à une intervention non autorisée de la VAR, il a été révélé par la suite que c’est l’arbitre assistant de touche qui l’avait convaincu d’annuler sa propre décision, créant une immense incompréhension chez les joueurs, les supporters et le sélectionneur français Didier Deschamps.