Accueil ÉTRANGERVente du Mondial : Quand Infantino sacrifie l’âme du football sur l’autel du profit

Vente du Mondial : Quand Infantino sacrifie l’âme du football sur l’autel du profit

par B. Elias
Vente du Mondial : Quand Infantino sacrifie l'âme du football sur l'autel du profit

Dans une dérive capitaliste toujours plus assumée, le président de la FIFA, Gianni Infantino, envisagerait de céder des parts de la Coupe du monde à des fonds d’investissement privés. Un projet scandaleux, discuté en coulisses avec des milliardaires et l’administration Trump, qui menace de détruire l’essence même du tournoi le plus prestigieux au monde pour assouvir la cupidité sans limite de ses dirigeants.

Si certains croyaient encore naïvement que la Fédération Internationale de Football Association se souciait prioritairement de l’aspect sportif et de la santé des joueurs, les récentes révélations du Times viennent balayer les derniers doutes.
Gianni Infantino, dont la mégalomanie ne semble plus connaître aucune frontière, préparerait la marchandisation ultime : privatiser et vendre une partie de la Coupe du monde. Ce plan délétère, élaboré notamment avec le milliardaire américain Joshua Kushner et soutenu par des géants de la finance comme JP Morgan, illustre une gestion cynique où le sport n’est plus envisagé que comme un simple produit financier. Pour couronner ce scandale absolu, Infantino s’arrogerait au passage le titre ronflant et très américanisé de « commissioner » de cette nouvelle structure, avec à la clé un bonus personnel estimé à près de onze millions d’euros.

Mais au-delà de l’enrichissement et de la concentration des pouvoirs, c’est l’ADN même du football qui est pris en otage. Dans sa frénésie de rentabilité absolue, le patron de la FIFA ne se contente plus de surcharger un calendrier déjà asphyxiant. Après avoir validé des compétitions à outrance, voilà que l’idée d’une Coupe du monde disputée plus fréquemment qu’une fois tous les quatre ans est sérieusement mise sur la table, tout comme une absurde expansion du tournoi à 64 équipes pour l’édition 2030.
En brisant la rareté qui fait le prestige et l’attente de la compétition, Infantino risque tout bonnement d’en tuer la magie. À force de diluer la qualité sportive pour multiplier le nombre de matchs à vendre aux diffuseurs et aux sponsors, la FIFA transforme l’événement le plus fédérateur de la planète en une vulgaire chaîne de montage télévisuelle.

Face à cette offensive mortifère pour le jeu, la réaction de l’UEFA apparaît non seulement justifiée, mais vitale. L’instance européenne a eu raison de monter au créneau pour marteler que l’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs négociables.
Le football appartient à ses supporters, à ses joueurs, à ses clubs et à sa riche histoire, certainement pas à un consortium de gestionnaires de fonds d’investissement en quête de dividendes. Vouloir vendre le plus beau des joyaux sportifs au plus offrant, le tout avec une transparence nulle, est une insulte crachée au visage de tous les amoureux du ballon rond. Il est grand temps que l’ensemble de la communauté du football, des ligues jusqu’aux États, se dresse pour empêcher Gianni Infantino de mener à bien cette entreprise de destruction massive du sport populaire.

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