Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Walid Sadi, a adressé un message clair aux clubs algériens à l’occasion de la réunion du bureau fédéral tenue, samedi passé, à Sidi Moussa.
Pour le premier responsable du football national, l’avenir de la discipline ne peut pas reposer uniquement sur les recrutements, les dépenses consacrées aux équipes premières ou la recherche de résultats immédiats.
Il doit avant tout passer par un investissement sérieux et durable dans la formation des jeunes. Walid Sadi a ainsi appelé les clubs, particulièrement les formations professionnelles, à accorder davantage d’importance à leurs académies et à leurs écoles de football. Selon lui, les budgets consacrés aux catégories seniors doivent être accompagnés d’investissements conséquents dans les structures destinées aux jeunes joueurs.
Cette orientation vise à changer progressivement les priorités du football algérien. Alors que les clubs consacrent souvent une grande partie de leurs ressources au recrutement de joueurs confirmés, la FAF souhaite encourager une véritable culture de la formation. L’objectif est de permettre aux jeunes talents de bénéficier de conditions leur offrant la possibilité de progresser et d’atteindre le haut niveau.
Le président de la FAF a notamment insisté sur l’importance de mettre en place un encadrement de qualité. La formation ne doit pas se limiter aux séances d’entraînement, mais englober l’accompagnement quotidien des jeunes, leur suivi sportif et leur développement à long terme. La qualité des entraîneurs, des programmes de travail et des infrastructures constitue également un élément déterminant dans ce processus.
Pour la Fédération, la formation représente désormais bien plus qu’une simple obligation imposée aux clubs. Elle constitue un investissement stratégique, sportif et économique. En développant leurs propres talents, les formations algériennes peuvent non seulement réduire leur dépendance au marché des transferts, mais également disposer de joueurs capables de renforcer leurs équipes premières et, à terme, de générer d’importantes ressources financières grâce aux transferts.
La FAF a par ailleurs réaffirmé sa volonté d’accompagner les clubs dans le développement de leurs systèmes de formation. L’objectif est de construire progressivement une véritable filière capable d’alimenter de manière régulière les équipes nationales en jeunes talents. Le message de Walid Sadi se veut donc particulièrement explicite : la réussite du football algérien de demain ne se jouera pas uniquement sur le marché des transferts, mais d’abord dans les académies et les centres de formation. C’est en misant sur la jeunesse que les clubs pourront assurer leur avenir et que l’Algérie pourra continuer à renouveler durablement son réservoir de talents.













































