Feyenoord : Comment Hadj Moussa doit digérer son faux départ

Feyenoord : Comment Hadj Moussa doit digérer son faux départ

Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre l’Arabie saoudite, le transfert de l’international algérien Anis Hadj Moussa vers Al-Ittihad s’est effondré dans les toutes dernières heures du mercato. Entre frustration légitime, débats sur ses choix de carrière et attentes monumentales en équipe nationale, l’ailier de Feyenoord se retrouve à un carrefour délicat de sa jeune carrière et va devoir puiser dans ses ressources mentales pour rebondir rapidement.

L’épilogue de ce feuilleton est particulièrement cruel pour Anis Hadj Moussa. Après de longues tractations et plusieurs offres initialement repoussées, la direction de Feyenoord avait finalement trouvé un terrain d’entente avec Al-Ittihad. L’opération, estimée à 40 millions d’euros avec la possibilité d’atteindre 42 millions via divers bonus, semblait bouclée. Le joueur de 24 ans se préparait à parapher un contrat qui aurait assurément transformé sa vie. Cependant, le club saoudien n’a pas été en mesure de fournir les garanties bancaires exigées par les dirigeants néerlandais. Résultat, aucune visite médicale n’a pu être passée et aucun document n’a été signé avant la clôture officielle du marché des transferts, faisant capoter l’opération au pire moment.

Cette volonté de rejoindre la Saudi Pro League à seulement 24 ans a inévitablement déclenché son lot de critiques. Certains observateurs ont reproché à l’Algérien un manque d’ambition sportive et un abandon prématuré du haut niveau européen. Pourtant, ce procès d’intention paraît aujourd’hui sévère. Le championnat saoudien a considérablement évolué, attirant des entraîneurs de renom et des joueurs de premier plan. Affirmer qu’un départ vers Al-Ittihad constituerait une régression flagrante par rapport au championnat néerlandais est un jugement de plus en plus contesté dans le paysage footballistique actuel.

La principale inquiétude réside désormais dans l’état d’esprit de l’Algérien. Hadj Moussa souhaitait ardemment ce transfert. Son récent forfait contre le NEC Nimègue, bien qu’officiellement attribué à des retards, a alimenté les rumeurs d’un certain malaise entre le joueur et sa direction. Le manque de communication de son club lors des premières phases de négociation aurait également été très mal vécu par le principal intéressé. S’il est tout à fait compréhensible qu’il ressente une profonde frustration après avoir grandement contribué aux succès de Feyenoord, il est tout aussi logique que son club ait cherché à s’assurer de la solidité financière d’une telle transaction.

Cette désillusion tombe par ailleurs à un moment charnière pour l’équipe nationale. Depuis la retraite internationale de Riyad Mahrez, Anis Hadj Moussa est perçu comme l’héritier naturel et le nouveau dépositaire de l’animation offensive des Verts. Le tout nouveau sélectionneur, Brahim Hemdani, a désespérément besoin d’un joueur libéré psychologiquement, capable de faire des différences sur son aile, et non d’un élément encore affecté par ses déboires liés au mercato. Paradoxalement, le prochain rassemblement de la sélection pourrait s’avérer être la meilleure des thérapies. Retrouver le maillot national, l’affection des supporters et assumer de nouvelles responsabilités pourrait grandement l’aider à tourner la page.

Malgré cet échec, l’horizon n’est pas totalement assombri pour l’ailier algérien. Il évolue toujours au sein d’une formation très compétitive avec laquelle il s’apprête à disputer la prestigieuse Ligue des champions, avec notamment un choc prévu face au FC Barcelone mercredi prochain. Anis Hadj Moussa a maintenant l’opportunité de transformer ce sentiment d’injustice en une véritable rage de vaincre, tant sur les pelouses européennes qu’avec les Verts.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici