Après avoir misé sur Hemdani : Près de 1,5 million d’euros économisés par la FAF

Après avoir misé sur Hemdani : Près de 1,5 million d’euros économisés par la FAF

La décision de miser sur un entraîneur local plutôt que sur un technicien étranger expérimenté ne serait pas uniquement liée à des considérations sportives. Selon les informations avancées autour de la nomination d’Ibrahim Hemdani, l’aspect financier aurait également pesé lourd dans la réflexion de la Fédération algérienne de football (FAF).

Le recrutement d’un entraîneur étranger de qualité aurait nécessité un investissement conséquent pour l’instance fédérale. Sur la base d’un salaire mensuel estimé à au moins 150 000 euros, la rémunération annuelle du technicien aurait atteint 1,8 million d’euros, et ce, avant même de prendre en compte les salaires de ses adjoints et des autres membres de son staff.
À l’inverse, le choix d’Ibrahim Hemdani représenterait une dépense nettement plus faible. Le technicien algérien aurait accepté un salaire mensuel ne dépassant pas 30 000 euros. Sur une année complète, cela correspondrait à environ 360 000 euros, voire moins selon les modalités de son contrat. Là encore, cette somme ne comprendrait pas les éventuelles rémunérations de son staff technique.
La différence est donc considérable. En privilégiant cette option, la FAF pourrait économiser jusqu’à 1,44 million d’euros sur une seule année, si les estimations concernant les rémunérations respectives se confirment. Une marge financière loin d’être négligeable pour une fédération qui doit également prendre en charge de nombreuses dépenses liées à la sélection nationale, aux déplacements, à la préparation des rencontres et au fonctionnement de son encadrement technique.
Mais au-delà de l’économie réalisée, cette décision comporte évidemment un risque sportif. Hemdani devra rapidement démontrer qu’il est capable de répondre aux exigences liées à la sélection algérienne et de gérer un groupe composé de joueurs évoluant à différents niveaux du football international.
S’il parvient à obtenir de bons résultats, le choix de la FAF pourrait alors être considéré comme particulièrement judicieux. L’instance fédérale aurait réussi à limiter considérablement ses dépenses tout en donnant les clés de l’équipe nationale à un entraîneur capable de répondre aux objectifs fixés. Dans ce scénario, le pari serait gagnant sur tous les plans.
À l’inverse, un échec sur le plan sportif pourrait naturellement susciter des critiques et relancer le débat sur la nécessité de faire appel à un technicien étranger plus expérimenté. La FAF pourrait toutefois mettre en avant l’économie réalisée grâce à cette décision, même si cet argument ne suffirait probablement pas à calmer les critiques en cas de mauvais résultats.
L’aspect financier aurait donc constitué un élément important dans le processus de sélection. Avec une différence potentielle de près de 1,5 million d’euros par rapport au coût annuel d’un entraîneur étranger, le choix Hemdani apparaît comme un pari à la fois sportif et économique.
Désormais, seule la réalité du terrain permettra de déterminer si cette stratégie aura été la bonne. Si l’ancien joueur de l’O. Marseille réussit, la FAF pourra se féliciter d’avoir réalisé une opération particulièrement rentable. S’il échoue, l’économie financière restera, elle, bien réelle, mais le bilan sportif pourrait être beaucoup plus difficile à défendre.

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