Naples : Faouzi Ghoulam revient sur son transfert rocambolesque en 2014

Naples : Faouzi Ghoulam revient sur son transfert rocambolesque en 2014

De la France à l’Italie, le transfert de Faouzi Ghoulam vers le Napoli en janvier 2014 ne s’est pas fait sans rebondissements. Entre un coup de téléphone de Rafael Benitez sur le bord de la route, un fax apparu au moment parfait et un billet d’avion payé de sa poche, l’ancien latéral international algérien a raconté au quotidien italien Al Corriere Dello Sport les détails d’une transaction qui a changé sa carrière.

L’appel surprise de Rafael Benitez
Alors qu’il évoluait à Saint-Étienne, Faouzi Ghoulam était d’abord dans le viseur de l’AS Rome de Rudi Garcia, qui souhaitait le recruter pour l’été suivant. Mais le destin en a décidé autrement. Un jour, alors qu’il se rend au centre d’entraînement pour discuter d’une prolongation de contrat avec la direction stéphanoise, son téléphone sonne. « J’arrête la voiture car j’étais à deux pas du centre sportif… « Bonjour Faouzi, c’est Rafa Benitez », » raconte-t-il, se souvenant que l’entraîneur espagnol lui a parlé en français.

Face au technicien, le joueur se montre très clair : l’objectif est la Coupe du monde 2014 au Brésil avec l’Algérie. « Je lui dis : ‘Mister, j’ai le Mondial cet été. Si tu me prends et que tu ne me fais pas jouer, je ne jouerai pas le Mondial’ ». Benitez le rassure alors sur le fait qu’il aura sa chance.

La scène du fax dans le siège de l’ASSE
L’anecdote prend ensuite une tournure digne d’une série télévisée. Arrivé dans la salle de réunion pour discuter de sa prolongation avec le président de l’AS Saint-Étienne, Ghoulam refuse de signer. « Je dis : ‘Non, je ne renouvelle pas, un fax va arriver avec la proposition’ ». À l’instant même où il prononce ces mots, la machine se met en marche. « La page sort, et je vois le logo de Naples qui apparaît ! » s’amuse-t-il, encore marqué par ce timing parfait.

Un voyage à ses frais et un sacrifice financier
Déterminé à rejoindre le Napoli au plus vite puisque Benitez le voulait pour le lendemain, Ghoulam n’a pas attendu que le club italien s’occupe de la logistique. « Le Napoli ne m’a pas payé le billet, je l’ai payé moi-même. Je suis allé sur Internet et j’ai fait Lyon-Francfort, Francfort-Naples ».
Son arrivée dans le sud de l’Italie le surprend d’abord : il remarque les trous sur les routes et quelques déchets, se demandant où il a atterri, avant d’être rassuré par la vue sur la mer. Mais un dernier obstacle se dresse lors de la signature : son club formateur refuse d’envoyer les documents à cause d’une clause financière qui devait garantir un pourcentage au joueur sur son transfert. Face à ce blocage, l’Algérien n’hésite pas une seconde : « J’ai dit : ‘Non, je renonce à tout. Je veux jouer à Naples’ ». Une décision qui marquera le début d’une longue et belle histoire d’amour avec le club partenopeo.

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