Le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique du tribunal de Sidi M’hamed a fixé au 13 octobre prochain le début du procès de l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheïreddine Zetchi, et de plusieurs autres anciens dirigeants. Cette affaire met en lumière de graves accusations de malversations financières liées à la gestion de l’instance et à l’organisation de compétitions continentales.
Les accusés, parmi lesquels figurent également un autre ancien président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, ainsi que d’anciens secrétaires généraux et directeurs de l’instance, font face à de lourdes charges.
La justice leur reproche notamment l’abus de fonction, la dilapidation de deniers publics et la conclusion de contrats contraires à la réglementation dans le but d’octroyer des avantages injustifiés. La juge en charge de l’audience a d’ailleurs refusé la demande de remise en liberté des prévenus, soulignant la gravité des faits de corruption et de surfacturation qui leur sont imputés.
L’enquête, menée par la troisième chambre du pôle économique et financier, s’est particulièrement concentrée sur des irrégularités majeures constatées lors de l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) pour les joueurs locaux et de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 17 ans.
Les investigations ont révélé des pratiques telles que la surfacturation flagrante des frais d’hébergement et de restauration, ainsi que le versement inexpliqué de primes en devises étrangères à des joueurs internationaux locaux, témoignant d’une gestion opaque des fonds alloués au football national.













































