À la suite des événements survenus lors du match aller du deuxième tour préliminaire de la Ligue des Champions africaine, la commission de discipline s’apprête à statuer. Entre décisions arbitrales controversées, plaintes mutuelles et accusations de harcèlement, le Mouloudia Club d’Alger s’expose à une sanction financière à la veille d’un match retour sous haute tension.
La Confédération africaine de football (CAF) compte faire la lumière sur les incidents ayant émaillé la rencontre aller entre les Enugu Rangers et le Mouloudia d’Alger, qui s’était achevée sur une victoire de 2 à 0 pour la formation nigériane. La commission de discipline tiendra une réunion par visioconférence ce jeudi pour examiner de près ce dossier avant le début des matchs retour. L’instance africaine a d’ores et déjà reçu plusieurs vidéos et plaintes émanant des deux parties concernant les conditions dans lesquelles s’est déroulée la partie.
Bien que le commissaire de match bissau-guinéen, Fidel Gomez, n’ait mentionné aucun acte de violence ou d’émeute dans son rapport officiel (que ce soit avant, pendant ou après le match), plusieurs scénarios sont actuellement sur la table de la commission. Selon des sources proches du dossier, le scénario le plus probable est l’imposition d’une importante amende financière. Pour l’heure, aucune autre mesure punitive supplémentaire n’est envisagée, en attendant les conclusions définitives des délibérations.
Du côté algérois, l’indignation est de mise. La direction du Mouloudia a publié un communiqué cinglant pour dénoncer une véritable « mascarade arbitrale ». Le club conteste vigoureusement le penalty accordé aux Nigérians, estimant qu’aucune faute ne l’avait justifié. Par ailleurs, il pointe du doigt une erreur d’appréciation grossière de l’arbitre qui a attribué un deuxième carton jaune synonyme d’expulsion à Oussama Benhoua, alors que la faute avait été commise par son coéquipier Ayoub Ghezala.
Les doléances du « Doyen » ne s’arrêtent pas au rectangle vert. Le club a également dénoncé de multiples provocations et actes de harcèlement subis par sa délégation dans la tribune d’honneur du stade d’Abeokuta. Le cadreur de l’équipe, qui assurait la diffusion en direct de la rencontre sur YouTube, aurait même été contraint de modifier son angle de prise de vue à plusieurs reprises. Face aux accusations de dégradations matérielles au sein du stade, le MC Alger a catégoriquement rejeté toute tentative de ternir l’image de ses supporters et de son institution.
Pour éviter tout nouveau dérapage lors du match retour, prévu ce vendredi soir au stade Ali Ammar de Douéra, la CAF a décidé de prendre les devants. L’instance continentale va exceptionnellement désigner un coordinateur de sécurité pour superviser la rencontre. Cette mesure est rarissime à ce stade de la compétition, la CAF se contentant habituellement de nommer uniquement un commissaire de match et un évaluateur d’arbitres lors des tours préliminaires. La partie sera dirigée par un corps arbitral originaire du Lesotho, sous l’œil vigilant du commissaire égyptien Hicham Salah Eddine, dans ce qui s’annonce comme une soirée sous haute surveillance.













































