Bachir Belloumi a été l’un des grands bénéficiaires du dernier rassemblement des Verts. L’attaquant de 24 ans s’est particulièrement distingué en inscrivant deux buts, confirmant ainsi son efficacité et sa capacité à saisir les opportunités qui lui sont offertes en sélection. Mais au-delà de sa performance individuelle, le joueur a également écrit une nouvelle page dans l’histoire du football algérien.
Avec son doublé, Bachir Belloumi rejoint en effet son père, la légende Lakhdar Belloumi, dans un registre particulièrement symbolique. Père et fils sont désormais les premiers représentants d’une même famille à avoir marqué contre une même sélection nationale avec les Verts.
Cette statistique prend une dimension encore plus particulière lorsqu’on se replonge dans le parcours de Lakhdar Belloumi. Le Ballon d’Or africain 1981 avait inscrit un doublé face au Niger le 1er mai 1981, lors d’une rencontre comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde. L’Algérie s’était alors largement imposée sur le score de 4 buts à 0, au stade du 17-Juin de Constantine, l’actuel stade Chahid-Hamlaoui.
Plus de quatre décennies plus tard, son fils Bachir a donc réalisé une performance similaire face au même adversaire. Une coïncidence remarquable qui vient renforcer le lien déjà particulier entre les deux générations de Belloumi.
Si Lakhdar a marqué l’histoire du football algérien par son talent, sa créativité et ses performances sous le maillot national, Bachir est en train de tracer son propre chemin. Le jeune attaquant doit encore confirmer sur la durée, mais ses dernières prestations témoignent d’une progression intéressante et d’une certaine efficacité devant le but.
Son doublé lors de ce rassemblement constitue ainsi un signal positif, aussi bien pour le joueur que pour la sélection. Dans un groupe où la concurrence est importante, chaque apparition représente une occasion de gagner des points et de s’installer progressivement dans les plans du staff technique.
L’histoire des Belloumi avec l’équipe nationale prend donc une nouvelle dimension. Après Lakhdar, qui avait fait trembler les filets du Niger en 1981, c’est désormais Bachir qui inscrit son nom dans cette statistique familiale pour le moins exceptionnelle.
Père et fils ont ainsi partagé, à plus de quarante ans d’intervalle, un même geste et un même adversaire : celui de faire trembler les filets du Niger sous les couleurs de l’Algérie. Une nouvelle trace laissée par le nom Belloumi dans l’histoire des Verts.













































