Après une victoire acquise dans la douleur (1-0) face à une vaillante équipe de l’USM Khenchela, le CR Belouizdad s’installe provisoirement seul aux commandes du championnat de Ligue 1. À l’issue de cette rencontre très disputée, l’entraîneur tunisien Nabil Maaloul s’est exprimé sur la physionomie du match, félicitant ses protégés pour leur abnégation tout en soulignant l’importance capitale des supporters et la primauté de l’état de forme dans ses choix tactiques.
Soulagé par ce succès arraché de haute lutte face à un adversaire bien organisé défensivement, le technicien belouizdadi a d’emblée tenu à rendre hommage aux supporters du Chabab, qu’il considère comme les véritables artisans de ce triomphe. « Le public du CRB aujourd’hui est celui qui a ramené le match », a-t-il déclaré en conférence de presse d’après-match, soulignant la ferveur qui a poussé ses joueurs à se surpasser dans les derniers instants.
L’entraîneur a également mis en exergue la détermination de ses poulains, qui ont fait preuve d’une grande solidarité offensive pour forcer le verrou adverse. « Dans les dix dernières minutes, les joueurs n’ont rien lâché malgré les grands risques que nous avons pris, allant jusqu’à jouer avec cinq attaquants », a-t-il expliqué. Maaloul a par ailleurs reconnu que la dernière trêve internationale avait légèrement freiné la dynamique de son équipe, mais s’est amplement réjoui d’un bilan comptable très positif, rappelant que son groupe a récolté « dix points sur douze lors des quatre dernières journées ».
Interrogé sur ses choix de composition et la gestion de son effectif riche en individualités, Nabil Maaloul s’est montré particulièrement ferme et catégorique quant à sa philosophie de management. Pour l’ancien sélectionneur des Aigles de Carthage, seul le terrain dicte sa loi et aucun statut ne garantit une place de titulaire. « Mon objectif principal est que le CRB gagne, les noms viennent au second plan. Je ne suis pas là pour faire du social », a-t-il affirmé avec conviction.
Le tacticien a tenu à clore le débat en rappelant que le mérite et le travail hebdomadaire restent ses seuls critères de sélection. « Celui que je vois en forme au cours de la semaine, celui qui est le plus prêt physiquement, techniquement et mentalement pour le jour du match, c’est lui qui jouera, quel que soit son nom, son âge ou sa valeur », a-t-il conclu. Une exigence de tous les instants qui devrait permettre au club de la capitale de défendre ardemment son fauteuil de leader.













































