Le dernier mois d’Ismaël Bennacer avait une saveur particulière. Plus qu’une simple reprise de la compétition, il représentait surtout une tentative claire du milieu algérien de prouver qu’il était enfin prêt physiquement après une longue période marquée par les blessures et les absences répétées.
Car si le talent de Bennacer n’a jamais été remis en question, son véritable problème demeure sa fragilité physique. Sur le plan technique et tactique, l’international algérien continue d’être considéré comme l’un des joueurs les plus complets à son poste. Mais ses blessures successives ont, souvent, freiné son élan et compliqué sa continuité au plus haut niveau.
Depuis sa blessure contractée lors du match face à la République démocratique du Congo, le 6 janvier dernier, Bennacer avait pratiquement disparu des terrains. Jusqu’au mois dernier, il n’avait disputé que 37 petites minutes toutes compétitions confondues avec son club, un chiffre qui illustre parfaitement la difficulté de sa période de convalescence.
Cependant, à partir du 26 avril, les choses ont commencé à évoluer. Le joueur algérien a retrouvé progressivement du temps de jeu avec le Dinamo Zagreb, enchaînant six apparitions, tantôt comme titulaire, tantôt en sortie de banc. Au total, il a cumulé 214 minutes durant cette période.
Au-delà des statistiques ou de l’impact technique, l’objectif principal de Bennacer semblait évident : rassurer sur son état physique. Chaque apparition ressemblait à un message envoyé au sélectionneur Vladimir Petkovic, dans l’espoir de démontrer qu’il avait tourné la page des blessures et retrouvé suffisamment de rythme pour revenir en sélection.
Le milieu algérien a ainsi tenté, tout au long de ce mois de reprise, de convaincre le staff technique qu’il était prêt à réintégrer le groupe national et capable d’enchaîner les efforts sans rechute.
Mais visiblement, cela n’a pas suffi.
Pour l’heure, Ismaël Bennacer ne figure pas dans la liste des 26 joueurs retenus par Vladimir Petkovic. Une absence qui laisse penser que le sélectionneur n’a pas été totalement convaincu par les garanties physiques affichées par le joueur durant son retour progressif à la compétition.
Cette décision ne remet pas en cause la qualité intrinsèque de Bennacer, mais elle traduit surtout la prudence du sélectionneur, qui semble privilégier des joueurs disposant actuellement d’un rythme plus soutenu et d’une condition physique jugée plus stable.
L’avenir dira désormais si cette fin de saison servira de véritable point de départ pour le retour définitif de Bennacer au plus haut niveau, aussi bien en club qu’en équipe nationale.