Le défenseur central Aïssa Mandi a officiellement mis un terme à sa carrière avec l’équipe nationale ce mercredi.
Après un parcours magistral jalonné par 122 sélections — un record absolu — et un sacre contientale 2019, le joueur de 34 ans tire sa révérence sur un ultime chapitre disputé lors de la Coupe du monde 2026.
C’est une page monumentale de l’histoire du football algérien qui se tourne. Fraîchement transféré à l’UD Levante cet été après avoir quitté le LOSC, Aïssa Mandi a choisi son compte Instagram pour faire ses adieux définitifs à la sélection.
Le moment est venu pour le pilier de la défense algérienne de passer le flambeau à la nouvelle génération, laissant derrière lui un héritage indélébile marqué notamment par la conquête de la Coupe d’Afrique des Nations en 2019.
Dans un message particulièrement touchant, l’ancien Rémois est revenu sur une aventure entamée il y a plus d’une décennie. Depuis ses premiers pas sous le maillot national le 10 novembre 2013, Aïssa Mandi n’aurait jamais imaginé atteindre une telle longévité.
Il évoque avec émotion les moments inoubliables traversés avec le groupe, pointant particulièrement du doigt cette fameuse « deuxième étoile continentale » venue couronner l’épopée égyptienne et marquer à jamais l’histoire du pays.
Malgré la difficulté de faire ses adieux, le joueur part avec le sentiment du devoir accompli et la conscience tranquille. Faisant le bilan de ses nombreuses années de loyaux services, il souligne avec fierté n’avoir « jamais triché » lors de ses 122 apparitions, une abnégation qui a dicté sa conduite tout au long des épreuves rencontrées par l’équipe.
L’Algérie a été la boussole de sa carrière, justifiant à ses yeux chaque sacrifice consenti, sans l’ombre d’un regret.
Au-delà de ses performances sur le terrain, l’ancien Lillois souhaite laisser la trace d’un homme dont l’attitude a toujours honoré le maillot des Fennecs.
En adressant de profonds remerciements aux supporters qui n’ont jamais failli dans la difficulté, ainsi qu’aux présidents, staffs, entraîneurs et à ses « frères » de vestiaire, il espère avoir transmis ses valeurs cardinales que sont le respect, le travail et la solidarité. Il quitte ainsi la scène internationale tel qu’il y était entré : comme un petit garçon ayant simplement réalisé son rêve le plus cher, celui de représenter l’Algérie.