Le désormais ex-international algérien, Aïssa Mandi, s’est confié lors de son passage dans le podcast « Kampo ». Sans filtre, il est revenu sur les critiques qui ont jalonné sa carrière en équipe nationale, niant fermement que celles-ci soient à l’origine de sa retraite internationale. Il a également profité de cette tribune pour démentir catégoriquement les rumeurs l’accusant d’ingérence dans les décisions du sélectionneur national, Vladimir Petkovic.
Une carrière assumée et une distance face aux critiques
Aïssa Mandi se veut très clair : les jugements extérieurs n’ont en aucun cas dicté la fin de son aventure avec les Fennecs. Lors de son échange avec le journaliste Smaïl Bouabdellah, le joueur a expliqué sa philosophie face aux détracteurs, affirmant qu’il n’accorde de l’importance qu’aux critiques constructives. « Cela ne m’affecte pas du tout », a-t-il déclaré. « Je dis toujours : n’accepte pas la critique d’une personne à qui tu ne demanderais même pas conseil. »
Pour le défenseur de 34 ans, faire l’objet de critiques est une composante inévitable du football de haut niveau. Il rappelle avec justesse que même les plus grandes stars n’y échappent pas : « J’ai été critiqué tout au long de ma carrière, et c’est normal dans le football. Même de grands joueurs comme Kylian Mbappé sont critiqués, alors pourquoi pas moi ? ».
S’il déclare respecter les différentes visions liées au football, il rappelle fermement sa position : « Je respecte tous les avis et les différentes façons de voir le football, mais je n’ai pas demandé à ces personnes de m’apprendre à jouer. J’ai tout donné et je n’ai aucun regret, je connais bien la somme de travail et les sacrifices que j’ai faits pour en arriver là. »
Toutefois, derrière l’armure du footballeur professionnel se cache une réalité plus intime. Mandi confesse que le plus douloureux reste l’impact de cette pression sur son entourage.
« Nous sommes des humains au final, et ce qui me blesse le plus, c’est l’impact de ces commentaires sur ma famille, car ils n’ont pas toujours la capacité de s’adapter à ce genre de pression », a-t-il confié, avant d’ajouter une pensée pour ceux qui le jugent : « Les personnes qui écrivent des commentaires durs ne réalisent pas ce que vit le joueur en coulisses, que ce soit sur le plan footballistique ou humain. »
Un démenti formel quant à son influence en sélection
Au-delà de son départ de l’équipe nationale, l’ancien joueur de Villarreal a tenu à rétablir la vérité concernant les graves accusations d’ingérence.
Pointé du doigt par certains pour avoir prétendument influencé le sélectionneur Vladimir Petkovic ou la direction, le joueur rejette ces allégations avec force. « Toute personne m’ayant accusé d’influencer les entraîneurs ou la direction, je la laisse face à sa conscience », a-t-il tranché. « Je suis ici pour démentir les rumeurs, pas pour nommer des gens, car je ne veux pas leur donner de la lumière ; ce genre de personnes doit être marginalisé. »
Le défenseur insiste sur le fait que son rôle s’est toujours strictement limité au terrain et au sportif. « Je peux donner un conseil à l’entraîneur s’il me le demande, mais je n’ai aucune influence, et je refuse d’ailleurs d’avoir ce genre d’influence », s’est-il défendu.
« Je ne suis qu’un joueur de football qui a tout donné pour son pays. Petkovic est un entraîneur qui a travaillé de longues années en Europe, pensez-vous vraiment qu’il se laisserait influencer par les paroles d’un joueur ? Ce sont ses propres idées et décisions, un point c’est tout. »
Enfin, Mandi a balayé les bruits de couloir suggérant qu’il aurait refusé d’évoluer dans un système tactique à trois défenseurs. Il a répondu avec ironie : « Il n’y a pas un joueur qui aime jouer à trois défenseurs plus que moi, et tout ce qui a été dit à ce sujet n’est que rumeur. »
En conclusion, le message de l’ancien international est sans équivoque, acceptant la critique technique mais refusant catégoriquement les attaques personnelles : « Je ne me suis jamais immiscé dans le travail d’un entraîneur ou dans les décisions de la direction. C’est triste d’être accusé de telles choses, mais c’est le football. »