Face au projet de faire passer la Coupe d’Afrique des Nations à un cycle de quatre ans, la quasi-totalité des fédérations africaines a exprimé un rejet catégorique. Près de 90 % des membres de la CAF, soutenus par des nations majeures comme l’Algérie et l’Égypte, réclament le maintien du format biennal à l’approche d’une Assemblée générale décisive.
La mobilisation contre le changement de périodicité de la compétition reine du continent s’est traduite par un envoi massif de correspondances officielles à la Confédération Africaine de Football (CAF).
La Fédération égyptienne a notamment mis en garde l’instance contre les lourds risques financiers et marketing liés à un tel espacement, d’autant que le projet compensatoire de « Ligue des Nations africaine » n’a jamais vu le jour. De son côté, la Fédération algérienne a fermement appuyé le maintien de la CAN tous les deux ans, tout en exigeant le respect strict des dates prévues afin d’en finir avec les reports intempestifs des éditions passées, et en réclamant l’abandon définitif de toute compétition alternative.
Cette forte dynamique continentale s’aligne avec la vision du président de la CAF, Patrice Motsepe, qui militerait en coulisses pour préserver le cycle biennal. C’est d’ailleurs sous son impulsion que cette vaste consultation a été lancée en urgence pour recueillir l’avis des associations membres avant le prochain Congrès prévu le 21 novembre à Abuja, au Nigeria. L’issue de cette réunion s’annonce cruciale : une annulation officielle de la réforme quadriennale permettrait de relancer sereinement les processus d’attribution et de sponsoring pour les éditions de 2028, 2032 et 2036, tout en garantissant des revenus réguliers essentiels au développement du football africain.













































