La justice algérienne a rendu son verdict ce mardi dans la vaste affaire de mauvaise gestion au sein de la Fédération algérienne de football (FAF). De lourdes peines de prison ferme ont été prononcées contre plusieurs anciens hauts responsables de l’instance, marquant un coup de tonnerre dans le paysage sportif national.
Le Pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger a tranché avec sévérité à l’encontre des anciens dirigeants du football algérien. Les ex-présidents de la FAF, Kheïreddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, ont été condamnés à huit ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de dinars chacun.
Leur successeur, Djahid Zefizef, a quant à lui écopé de six ans de prison ferme et d’une amende équivalente. Ces lourdes sentences font suite à des enquêtes approfondies portant sur des soupçons de mauvaise gestion financière et administrative, ainsi que sur des irrégularités dans les contrats signés durant leurs mandats. Au total, ce sont dix-neuf accusés qui étaient poursuivis dans ce scandale retentissant.
Outre ces anciens présidents, de nombreux autres cadres influents de l’instance ont été rattrapés par la justice. Les anciens secrétaires généraux, Mohamed Saad et Mounir D’bichi, ainsi que l’ex-directeur de l’administration et des finances,Abdelghani Nekkach, ont chacun été condamnés à trois ans de prison ferme et à un million de dinars d’amende.
Le tribunal a également ordonné le placement en détention de certaines figures comme l’ancien manager général Amine Labdi, condamné à trois ans fermes, tandis que d’anciens membres du bureau fédéral ont écopé de peines allant d’un à deux ans. Ce verdict, rendu après que le représentant du Trésor public eut réclamé d’immenses compensations financières, souligne une volonté de faire le grand ménage dans la gestion du sport algérien.













































