La Commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement désigné l’équipe arbitrale chargée de diriger le très attendu huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2025, opposant la sélection algérienne à celle de la République démocratique du Congo, au Maroc. Un choix qui n’est pas passé inaperçu, tant en raison de l’identité de l’arbitre central que de ses antécédents avec les Verts.
Pour cette affiche décisive entre les
« Verts » et les « Léopards », la CAF a opté pour un quatuor arbitral égyptien, entièrement issu du même pays. La rencontre sera dirigée par l’arbitre de champ Mohamed Maârouf, assisté de Mahmoud Abou El-Regal (premier assistant) et Ahmed Hossam Taha (deuxième assistant). Amine Omar officiera en tant que quatrième arbitre, tandis que Mahmoud Achour sera en charge de la technologie de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).
Des résultats mitigés pour l’Algérie sous la direction de Mohamed Maârouf
La désignation de Mohamed Maârouf suscite une attention particulière du côté algérien, puisque les résultats de la sélection nationale sous sa direction ont été contrastés par le passé. Avant cette confrontation face à la RD Congo, l’arbitre égyptien a dirigé deux rencontres amicales impliquant l’équipe d’Algérie, avec un bilan équilibré : une défaite et une victoire.
La première apparition des Verts sous l’arbitrage de Maârouf remonte à l’année 2018, lors d’un match amical perdu face au Cap-Vert (3-2), sous la conduite de l’ancien sélectionneur Rabah Madjer. Un revers qui avait alors suscité de nombreuses interrogations autour du rendement de l’équipe nationale. Trois ans plus tard, en 2021, le même arbitre égyptien dirigeait un autre match amical de l’Algérie, cette fois-ci couronné de succès. Les coéquipiers de Riyad Mahrez s’étaient imposés 2-0 face à la Tunisie, sous la houlette de l’ex-sélectionneur Djamel Belmadi. Deux rencontres, deux contextes différents, et un arbitre associé à des fortunes diverses pour les « Fennecs ».
Une solide expérience continentale et internationale
Âgé de 39 ans, Mohamed Maârouf dispose néanmoins d’une expérience significative sur la scène internationale. L’arbitre égyptien a dirigé 64 matchs officiels au cours de sa carrière, aussi bien en compétitions de clubs que de sélections.
Il a notamment officié lors de six rencontres impliquant des clubs algériens dans les compétitions africaines interclubs. Trois d’entre elles concernaient la Ligue des champions africaine, avec deux matchs du JS Kabylie et un du CR Belouizdad. Les trois autres ont eu lieu en Coupe de la Confédération, impliquant l’USM Alger à deux reprises et le JS Kabylie une fois.
Dans le cadre de la CAN-2025, Mohamed Maârouf n’en est pas à sa première apparition. Il a déjà dirigé trois rencontres depuis le début du tournoi, et le duel entre l’Algérie et la RD Congo constituera sa quatrième désignation dans cette édition, preuve de la confiance que lui accorde la CAF.
Un historique favorable aux Verts face à la RD Congo
Sur le plan purement sportif, l’Algérie peut également s’appuyer sur un historique favorable face à son adversaire du jour. Avant ce huitième de finale, les deux sélections se sont affrontées à six reprises. Le bilan penche en faveur des Verts, avec deux victoires algériennes et quatre matchs nuls, sans aucune défaite concédée face aux Congolais.
Toutefois, les statistiques passées ne pèseront que peu dans un match à élimination directe, où la moindre décision arbitrale, la plus petite erreur ou l’instant de lucidité peut faire basculer le destin d’une rencontre. Dans ce contexte, la prestation du corps arbitral sera scrutée avec attention par les deux camps.
À l’approche de ce rendez-vous crucial, l’Algérie sait qu’elle devra avant tout se concentrer sur son jeu, sa discipline et son efficacité, laissant l’arbitrage suivre son cours. Face à une RD Congo ambitieuse et athlétiquement solide, les Verts sont prévenus : pour poursuivre l’aventure continentale, il faudra afficher un seul visage, celui de la détermination et de la maîtrise.