Ces derniers jours, un discours semble progressivement s’installer autour d’Adel Boulbina, avec une tendance à remettre en question sa présence lors du prochain rassemblement de l’équipe nationale.
Plusieurs arguments sont avancés pour justifier cette position, notamment son rendement statistique jugé insuffisant avec son club, Al Daria SC, en Arabie saoudite.
Un constat qui peut être discuté, mais qui suffit, pour certains, à remettre en cause sa candidature chez les Verts. L’argument paraît pourtant mériter une analyse plus approfondie. Car si les performances en club constituent naturellement un critère important dans le processus de sélection, elles ne peuvent être dissociées du rendement du joueur sous le maillot national. Et sur ce dernier point, Boulbina a laissé une impression plutôt positive lors du précédent rassemblement.
À chacune de ses apparitions, l’attaquant a montré des choses intéressantes, apportant sa contribution au jeu offensif. Sur le côté gauche, notamment, ses prestations ont suscité des appréciations favorables, certains observateurs estimant même qu’il avait offert davantage de garanties qu’Amine Gouiri ou Mohamed Amoura à ce poste, selon les configurations utilisées. Il avait ainsi constitué une alternative intéressante dans un secteur où les solutions restent à évaluer.
Dès lors, une question mérite d’être posée : faut-il privilégier un joueur particulièrement performant en club, mais dont l’apport en sélection reste à démontrer, ou maintenir la confiance à un élément qui a déjà donné des signes positifs avec les Verts, même si ses statistiques actuelles en club sont moins convaincantes ?
Le débat ne consiste évidemment pas à minimiser l’importance du rendement en championnat. Un joueur en pleine confiance et performant avec son équipe possède généralement davantage d’atouts pour aborder un rassemblement international. Mais la sélection doit également tenir compte de la complémentarité, du profil recherché, de l’adaptation au système de jeu et, surtout, de ce que chaque élément a déjà démontré sous le maillot national.
Un autre aspect mérite également d’être souligné : par le passé, certains joueurs traversant une période délicate en club ont bénéficié de convocations, avec l’idée que le retour en sélection pouvait leur permettre de retrouver confiance et sensations. Pourquoi ce raisonnement ne pourrait-il pas être envisagé dans le cas de Boulbina ? Au fond, le véritable enjeu réside dans la cohérence des critères appliqués à l’ensemble des joueurs. Car lorsque les arguments évoluent selon les noms concernés, une interrogation légitime apparaît : les mêmes exigences sont-elles réellement appliquées à tous ?
En sélection nationale, les critères doivent rester les mêmes pour chacun, indépendamment du nom ou du statut du joueur.














































