Accueil A LA UNEÉquipe nationale : Pourquoi Petkovic a fait marche arrière

Équipe nationale : Pourquoi Petkovic a fait marche arrière

par Abderrahim A.
Équipe nationale : Pourquoi Petkovic a fait marche arrière

Comme on le sait, l’avenir de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection algérienne a été au cœur des discussions lors de la dernière réunion du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF).
À cette occasion, le président de l’instance, Walid Sadi, a livré de nouveaux détails sur les événements ayant suivi le match des 16es de finale de la coupe du monde face à la Suisse, révélant que le technicien helvétique avait, dans un premier temps, envisagé de quitter son poste avant de faire marche arrière.
Selon les explications fournies par Walid Sadi aux membres du Bureau fédéral, Vladimir Petkovic est apparu particulièrement affecté au lendemain de cette rencontre.

Le sélectionneur aurait exprimé une profonde déception, notamment en raison du comportement d’une partie des supporters présents au stade. Il aurait confié au président de la FAF avoir été choqué d’avoir été la cible de jets de bouteilles à la fin du match, un épisode qui l’aurait fortement marqué sur le plan personnel.
Dans ce contexte, le sélectionneur semblait alors peu motivé à poursuivre son aventure avec les Verts. D’après Walid Sadi, Petkovic s’était montré ouvert à l’idée d’un départ, laissant entendre qu’une séparation pouvait être envisagée si les conditions s’y prêtaient.
Toutefois, la situation a évolué de manière spectaculaire quelques jours plus tard. Après son retour en Suisse, le technicien aurait recontacté le président de la FAF pour lui annoncer qu’il renonçait définitivement à l’idée de quitter ses fonctions. Le sélectionneur estime avoir été victime d’une campagne de critiques particulièrement virulente après la rencontre face à la Suisse.

Petkovic aurait notamment fait part de son incompréhension face aux nombreuses déclarations diffusées sur certaines chaînes de télévision et plateformes numériques, où des accusations qu’il juge graves auraient été formulées à son encontre. L’ancien entraîneur de la Suisse considère que ces attaques étaient injustifiées, rappelant qu’il avait atteint les objectifs qui lui avaient été fixés depuis sa nomination à la tête de la sélection nationale.
Face à cette situation, le technicien de 61 ans aurait choisi de rester à son poste afin de répondre aux critiques sur le terrain. Vladimir Petkovic aurait clairement signifié au président de la FAF qu’il ne présenterait pas sa démission. Si la Fédération algérienne souhaite mettre un terme à leur collaboration, elle devra, selon lui, respecter les engagements contractuels et lui verser l’ensemble des sommes prévues jusqu’à l’expiration de son contrat, qui court désormais jusqu’à la fin du mois de juillet 2028.

Lors de son intervention devant les membres du Bureau fédéral, Walid Sadi a toutefois indiqué que le contrat comportait une clause permettant une résiliation contre une indemnité équivalente à trois mois de salaire. Une précision qui n’aurait cependant pas totalement convaincu plusieurs membres de l’instance dirigeante.
Selon des sources proches du dossier, certains responsables estiment que cette disposition ne pourrait être appliquée que dans le cadre d’un accord à l’amiable entre les deux parties. À leurs yeux, si cette clause avait permis une rupture unilatérale sans difficulté, elle aurait probablement été activée immédiatement après les derniers résultats décevants afin d’éviter la polémique qui continue d’entourer le maintien de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale.

Vous aimerez peut-être aussi

Laisser un commentaire