Le match nul concédé par l’Algérie face au Burundi (2-2) continue de susciter des interrogations. Malgré la capacité des Verts à revenir au score et à éviter une défaite qui semblait possible après une entame compliquée, le contenu de la rencontre a mis en évidence plusieurs fragilités.
L’ancien international algérien Djamel Benlamri n’a pas caché son inquiétude, estimant que la sélection traverse une période qui nécessite une profonde réflexion, aussi bien sur le plan tactique que mental.
Le secteur défensif constitue l’une des principales sources de préoccupation. Pour Benlamri, les erreurs commises dans l’arrière-garde deviennent récurrentes. Les espaces laissés aux attaquants adverses ont notamment facilité les offensives burundaises et contribué aux deux buts encaissés. L’ancien défenseur estime que cette fébrilité ne peut plus être considérée comme un simple accident de parcours et appelle à une véritable remise en question.
Au-delà des erreurs individuelles, c’est surtout l’absence d’une identité collective qui interpelle. Selon Benlamri, l’Algérie ne dégage pas encore les repères d’une équipe clairement définie, particulièrement dans l’entrejeu. Pourtant, la sélection dispose de joueurs capables de faire la différence individuellement. Le problème résiderait donc davantage dans l’utilisation de ces qualités et dans l’équilibre général de l’équipe.
L’aspect mental n’échappe pas non plus à ses critiques. Benlamri considère que les statistiques et les résultats positifs enregistrés récemment ne suffisent pas à traduire le véritable visage de l’équipe sur le terrain.
Il estime que la personnalité et la détermination qui caractérisaient les Verts lors de certaines périodes précédentes ne se manifestent plus avec la même intensité. L’ancien international s’est également exprimé sur le secteur offensif. À ses yeux, le jeune Amine Chiakha doit encore accumuler du temps de jeu et de l’expérience. Il juge prématuré de le comparer, à ce stade, à des attaquants expérimentés comme Baghdad Bounedjah ou Islam Slimani.
Enfin, Benlamri a questionné plusieurs choix du staff technique, notamment la sortie d’Adel Boulbina et certains positionnements. Il s’est notamment interrogé sur l’utilisation de Ramy Bensebaini dans l’axe, ainsi que sur le rôle confié à Farès Chaïbi, appelé selon lui à participer excessivement aux tâches défensives et à la récupération, au détriment de ses qualités offensives.
Le nul face au Burundi aura donc permis à l’Algérie de préserver l’essentiel sur le plan comptable. Mais les interrogations demeurent nombreuses. La prochaine étape consistera désormais à transformer ces critiques en corrections concrètes afin de construire une sélection plus cohérente, plus équilibrée et surtout plus identifiable dans son jeu.













































