Farès Chaïbi reste l’un des joueurs les plus présents dans les listes de l’équipe nationale. Depuis son arrivée chez les Verts, le milieu offensif a bénéficié de la confiance de plusieurs sélectionneurs et a régulièrement été titularisé.
Utilisé à différents postes, aussi bien dans l’entrejeu que sur les ailes, il a ainsi eu l’occasion de démontrer sa polyvalence et de répondre à plusieurs exigences tactiques.
Pourtant, cette confiance constante ne s’est pas toujours traduite par des performances à la hauteur des attentes. Les grandes prestations de Chaïbi sous le maillot national restent relativement rares, tandis que son niveau apparaît souvent irrégulier d’une rencontre à l’autre. Capable de montrer par séquences ses qualités techniques et sa capacité à jouer entre les lignes, il peine encore à s’installer durablement comme un élément incontournable des Verts.
Cette irrégularité devient d’autant plus visible ces derniers temps. Chaïbi semble évoluer loin du niveau qu’il est capable d’atteindre en club ou lors de certaines de ses meilleures apparitions avec la sélection. Son rendement offensif, notamment dans la création et la dernière passe, ne correspond pas toujours aux attentes placées en lui.
Face au Burundi, le constat n’a pas vraiment changé. Dans une rencontre où l’Algérie avait besoin de joueurs capables d’apporter de la créativité et de faire la différence dans les derniers mètres, Chaïbi n’a pas suffisamment pesé sur le jeu. Son nom a finalement davantage été associé à un fait de match malheureux qu’à une action offensive décisive : son but contre son camp a clôturé une prestation au cours de laquelle il n’a pas réussi à apporter la contribution espérée.
Il serait évidemment réducteur de juger un joueur uniquement sur une rencontre ou sur une erreur. Mais le débat dépasse désormais le cas de ce match.
La question porte sur la concurrence à son poste et sur la manière d’utiliser au mieux ses qualités. L’équipe nationale dispose de plusieurs solutions offensives et de jeunes joueurs qui attendent également leur opportunité. Sans remettre en cause les qualités de Chaïbi, ouvrir davantage la concurrence pourrait permettre de stimuler tout le groupe et de donner une chance à ceux qui frappent à la porte.
Chaïbi doit-il conserver automatiquement sa place ou son statut doit-il désormais dépendre davantage de ses performances ? La question mérite d’être posée. Dans une sélection qui cherche encore son équilibre et son identité, la concurrence pourrait être l’un des moyens de relancer un joueur qui semble actuellement à la recherche de son meilleur football.













































