Après la déconvenue des Canaris (1-0) sur la pelouse du CR Témouchent hier pour le compte de la 3e journée de Ligue 1, l’entraîneur de la JS Kabylie, Karim Belhocine, a livré une analyse lucide et pleine de frustration. Le technicien regrette profondément le manque de répondant physique et le relâchement de son équipe, incapable d’appliquer les consignes étudiées avant la rencontre.
Lors de la conférence de presse d’après-match, Karim Belhocine a expliqué que son groupe s’attendait exactement à ce type d’opposition face à un adversaire solidaire et doté de grandes valeurs morales et mentales. Il a déploré l’incapacité de ses joueurs à s’imposer dans les duels et à concrétiser leurs deux grosses occasions de la première période, mais c’est surtout le but concédé sur phase arrêtée qui a cristallisé sa déception. Insistant sur l’importance d’être intransigeant défensivement sur les coups de pied arrêtés, il n’a pas caché son agacement : « Ce qui m’irrite et me fâche un peu, c’est que ce sont des choses que l’on avait vues et dont on avait discuté ».
Pour illustrer la physionomie de cette défaite, l’entraîneur a comparé la rencontre à un match de coupe où une petite équipe se surpasse, obligeant son adversaire à au moins égaler son intensité dans les courses et l’engagement. Malheureusement, cette abnégation n’a pas été au rendez-vous côté kabyle, une difficulté que le coach attribue également à une perte de taille et d’impact physique consécutive aux remplacements effectués en cours de partie. Reconnaissant humblement la supériorité de l’envie adverse, le technicien a dressé un constat collectif sans appel. « Aujourd’hui, en tant que groupe, on n’a pas su répondre présent et ils l’ont emporté », a-t-il conclu, pointant des lacunes qu’il faudra vite corriger.













































