La Coupe du monde 2026 pourrait laisser un goût amer à Ahmed Nadir Benbouali. Révélation de la sélection algérienne durant le tournoi, l’attaquant du Győri ETO FC a quitté la compétition sur une blessure dont la gravité s’est révélée bien plus importante que prévu.
Une situation qui suscite de nombreuses interrogations, notamment sur la gestion médicale de l’équipe nationale, déjà pointée du doigt à plusieurs reprises ces derniers mois.
Auteur d’un parcours remarqué avec son club hongrois, Benbouali s’était particulièrement illustré lors du Mondial en inscrivant un but face à la Jordanie, confirmant son statut de nouvelle arme offensive des Fennecs. Mais son élan a été brutalement interrompu par une blessure contractée lors de la phase de groupes.
Dans un premier temps, le staff médical de la sélection avait présenté cette blessure comme étant légère. L’attaquant avait ainsi été contraint de manquer uniquement la rencontre face à l’Autriche, dernière journée de la phase de groupes, laissant penser qu’il pourrait rapidement retrouver la compétition.
Quelques jours plus tard, Benbouali avait même repris les entraînements collectifs, alimentant l’optimisme autour de son retour pour le huitième de finale contre la Suisse. Finalement, le buteur algérien n’a jamais été aligné. Des examens complémentaires ont révélé que sa blessure était bien plus sérieuse que le premier diagnostic ne le laissait croire.
Un message inquiétant publié sur les réseaux sociaux
Après l’élimination de l’Algérie, l’enfant de Chlef a pris la parole sur son compte officiel sur la plateforme X. L’international algérien n’a pas caché son inquiétude quant à son état de santé.
« À l’heure actuelle, je ne connais toujours pas la nature exacte de ma blessure, mais une chose est certaine : elle est grave », a-t-il écrit.
L’attaquant a également exprimé sa fierté d’avoir porté le maillot national lors de la Coupe du monde.
« Notre aventure au Mondial est terminée. J’ai réalisé un rêve d’enfant en représentant mon pays lors d’une Coupe du monde et en y inscrivant un but. J’aurais aimé apporter davantage à l’équipe, mais mon corps en a décidé autrement. »
Dans son message, il a aussi présenté ses regrets après l’élimination des Verts. « Je suis désolé de ne pas avoir pu aller plus loin avec la sélection. Je remercie sincèrement toutes les personnes qui m’ont soutenu et accordé leur confiance. J’espère vous retrouver très bientôt. »
Une préparation de saison compromise
Cette blessure intervient au pire moment pour Benbouali. Alors que la reprise de la saison approche avec son club hongrois, l’attaquant pourrait être contraint de passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, loin des terrains en fonction des résultats des examens médicaux. Une absence prolongée constituerait un coup dur pour le joueur, qui espérait capitaliser sur ses bonnes performances en Coupe du monde afin de franchir un nouveau palier dans sa carrière.
Au-delà du cas Benbouali, cet épisode relance le débat sur la gestion des blessures au sein de la sélection algérienne. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la manière dont le staff médical évalue l’état physique des internationaux et sur les décisions prises concernant leur retour à l’entraînement ou à la compétition.
Cette polémique rappelle des situations similaires vécues récemment par Samir Chergui et Jaouen Hadjam, dont les blessures avaient déjà alimenté les critiques autour du suivi médical des Verts.
Le cas de Chergui reste particulièrement marquant. En janvier dernier, le Paris FC avait publiquement mis en cause la Fédération algérienne de football, estimant que son joueur avait été autorisé à reprendre les entraînements avec la sélection alors qu’il n’était pas totalement remis de sa blessure. Cette décision aurait contribué à l’aggravation de son état physique, l’empêchant de disputer une grande partie de la seconde moitié de la saison avec son club.
L’affaire Benbouali risque ainsi de raviver les tensions entre les clubs et la sélection nationale. Si la gravité de sa blessure est confirmée, de nouvelles questions pourraient être posées sur les protocoles médicaux appliqués au sein des Fennecs, à quelques mois seulement du début des prochaines échéances internationales.