L’USM Alger traverse actuellement une crise de gouvernance profonde et inédite. Le conflit, désormais public, entre le président du conseil d’administration, Billel Nouioua, et le directeur général sportif, Saïd Allik, a provoqué une paralysie quasi totale de la gestion quotidienne du club, mettant sérieusement en péril sa préparation à l’aube de la nouvelle saison.
Le différend interne qui couvait au sein de la direction du club algérois s’est transformé en une véritable confrontation ouverte, rendant toute cohabitation entre les deux dirigeants pratiquement impossible. La crise a atteint son paroxysme à la suite de la récente sortie médiatique de Billel Nouioua.
Décidant de briser le silence avec un ton particulièrement ferme, le président du conseil d’administration ne s’est pas contenté de se défendre face aux critiques croissantes, mais a également dénoncé ce qu’il qualifie de graves anomalies dans les méthodes de gestion de Saïd Allik.
Loin d’apaiser les tensions, cette intervention a ravivé les hostilités, transformant l’institution en véritable otage d’une lutte de pouvoir qui nuit gravement à la stabilité de la maison usmiste.
Les répercussions de ce blocage institutionnel se font directement et dangereusement ressentir sur le volet sportif. Les négociations pour les nouveaux recrutements sont aujourd’hui au point mort, accumulant un retard considérable sur les transactions prévues pour le mercato estival.
À cela s’ajoutent des perturbations majeures dans le programme de préparation de l’équipe, ainsi que le non-règlement des situations contractuelles et financières de plusieurs joueurs et membres du staff technique. Cette impasse organisationnelle suscite une vive inquiétude chez les supporters des Rouge et Noir, qui craignent que ces querelles personnelles ne ruinent la compétitivité de leur équipe lors des prochaines échéances.
Devant l’absence de toute perspective de réconciliation ou de compromis de la part des deux antagonistes, tous les regards se tournent désormais vers l’actionnaire majoritaire du club, le groupe Serport, et plus particulièrement vers son Président-Directeur Général, Ryad Hadjal.
Pour les observateurs et les proches du club, le temps des médiations est révolu. Une intervention rapide et tranchante du propriétaire est devenue une nécessité absolue pour stopper cette hémorragie administrative. Il est désormais urgent de prendre des décisions courageuses, que ce soit en renouvelant la confiance à l’un des deux hommes ou en les écartant conjointement, afin de restaurer la sérénité et l’ordre au sein du club de Soustara avant qu’il ne soit trop tard.