Le passage de Badredine Bouanani de la Côte d’Azur à l’Allemagne devait marquer un tournant dans sa jeune carrière. Mais de l’OGC Nice à VfB Stuttgart, le rêve a laissé place au doute.
Et avec lui, l’ambition de disputer la Coupe du Monde de la FIFA 2026 semble aujourd’hui s’éloigner considérablement.
Arrivé à Stuttgart avec l’espoir de franchir un cap, Bouanani n’a pas réussi à s’imposer. Plus inquiétant encore, l’année 2026 a débuté sans la moindre minute disputée, que ce soit en Bundesliga ou en UEFA Europa League. Une situation paradoxale pour un joueur qui avait pourtant inscrit deux buts lors de la phase de groupes européenne.
Ce manque de continuité a progressivement fragilisé sa position au sein de l’effectif. Dans une équipe de Stuttgart performante sur la scène nationale et continentale, la concurrence est rude et les opportunités rares. Résultat : le jeune ailier algérien se retrouve cantonné à un rôle secondaire, voire inexistant.
Des portes qui se ferment en sélection
Cette situation en club a des répercussions directes sur son avenir international. En sélection, la concurrence est intense. Riyad Mahrez continue d’afficher un niveau élevé et conserve la confiance du sélectionneur Vladimir Petković. Parallèlement, de nouveaux profils émergent et s’imposent.
Anis Hadj Moussa, en pleine explosion avec Feyenoord, enchaîne les performances décisives.
De son côté, Ilan Kebbal s’affirme comme un élément clé du Paris FC. Dans ce contexte, Bouanani apparaît aujourd’hui loin dans la hiérarchie des ailiers. Le joueur n’a pourtant jamais caché son ambition de participer au Mondial 2026. Mais entre le manque de temps de jeu, la dynamique positive de ses concurrents et la stabilité des choix du sélectionneur, cet objectif semble désormais très difficile à atteindre.
À l’approche de la fin de saison, son avenir suscite de nombreuses interrogations. Un départ lors du mercato hivernal vers un championnat susceptible de lui offrir davantage de minutes — la Turquie, par exemple — aurait peut-être constitué une option judicieuse pour relancer sa carrière. À ce stade, une réflexion stratégique s’impose.
Car pour espérer revenir dans la course internationale, Bouanani devra avant tout retrouver du rythme, de la confiance et un rôle central en club. Sans cela, le rêve américain de 2026 risque de rester à l’état de promesses inachevées.