À l’approche de la double confrontation entre le Togo et l’Algérie pour le compte des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, la pression est montée d’un cran du côté des Éperviers. Le sélectionneur français du Togo, Patrice Neveu, a complètement perdu son sang-froid face à la presse locale, créant une vive polémique après des échanges extrêmement tendus avec les journalistes togolais qui remettaient en question les chances de qualification de leur équipe face aux Fennecs.
Les hommes d’Ibrahim Hemdani s’apprêtent à affronter le Togo lors des troisième et quatrième journées des qualifications, avec un premier match prévu le 14 novembre à Tizi Ouzou et le retour trois jours plus tard à Lomé. Mais avant même ce choc, le climat s’est lourdement dégradé du côté togolais. Lors de la traditionnelle conférence de presse, Patrice Neveu, visiblement irrité par les critiques sur les résultats récents de son équipe face à des adversaires coriaces, a violemment recadré un journaliste présent dans la salle.
« Mon cher monsieur, laissez-moi vous clarifier une chose : mon contrat ne stipule pas que je suis obligé de vous qualifier pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027 », a lancé le technicien français, particulièrement agacé. « Mais c’est moi qui ai pris l’initiative de l’annoncer et qui en ai assumé la responsabilité. J’ai mis l’ambition en avant pour pouvoir convaincre des joueurs de nous rejoindre. »
L’entraîneur a poursuivi son coup de gueule en exigeant une union sacrée autour de la sélection et en refusant de jouer les victimes avant de croiser le fer avec l’Algérie. Il a insisté sur le fait que l’objectif principal restait le développement à long terme du football togolais. « Nous sommes capables de nous qualifier. Mais à condition d’avoir le soutien de tout le monde, et non de faire face à un discours comme le vôtre. Ma mission est la reconstruction, et c’est ce dont vous avez réellement besoin. Même si je réussissais à vous qualifier pour la CAN 2027 sans qu’un véritable processus de reconstruction ne suive, cela ne servirait absolument à rien. »
La tension a atteint son paroxysme lorsque Patrice Neveu a rappelé que l’Algérie dispose de joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens. Frustré par les questions incisives, il s’est mis à imiter son interlocuteur de manière exagérée, l’accusant de vouloir nuire à l’équipe. « Cherchez-vous à nous déstabiliser ? Vous ne m’inspirez pas la moindre once de peur. Respectez vos joueurs et respectez votre équipe ! » a-t-il tonné devant l’assistance.
L’altercation verbale s’est poursuivie même après la fin de la conférence de presse, poussant une organisation de défense des droits des journalistes à publier un communiqué pour dénoncer fermement l’attitude du technicien. Face à cette situation explosive, le président de la Fédération togolaise de football, Guy Akpovy, a dû intervenir en urgence pour éteindre l’incendie. Tout en exprimant ses profonds regrets concernant cet incident, il a tenu à défendre le rôle des médias locaux : « Vous avez le droit de poser des questions, même les plus embarrassantes, et de demander des éclaircissements dans un climat de respect. J’appelle à l’apaisement, au dialogue et à la conjugaison de nos efforts collectifs. »













































