À l’issue de chaque grande compétition internationale, le même scénario se répète : certains internationaux annoncent la fin de leur aventure avec la sélection nationale, tandis que d’autres voient leur avenir remis en question par les supporters et les observateurs.
Entre la lucidité de ceux qui estiment avoir accompli leur mission et la déception de ceux qui quittent un tournoi sur un échec, les périodes d’après-compétition sont souvent synonymes de réflexion et de décisions importantes.
Au sein de la sélection algérienne, cette phase de transition semble avoir commencé.
Le capitaine Riyad Mahrez a officiellement annoncé sa retraite internationale, mettant un terme à une carrière exceptionnelle sous le maillot des Verts. Une décision qui n’a surpris personne tant elle apparaissait logique au regard de son parcours et de son âge.
Champion d’Afrique en 2019, artisan majeur des plus belles heures récentes de la sélection, Mahrez quitte l’équipe nationale avec un palmarès et un héritage qui resteront gravés dans l’histoire du football algérien. Son départ ouvre désormais une nouvelle page, celle du renouvellement de l’effectif et de l’émergence d’une nouvelle génération appelée à prendre le relais.
Si la décision de Mahrez paraît naturelle, beaucoup estiment qu’Aïssa Mandi aurait également dû annoncer la fin de sa carrière internationale dans la foulée de l’élimination de l’équipe nationale.
Cadre de la défense depuis de nombreuses années, Mandi a énormément apporté aux Verts. Cependant, les dernières performances de la sélection et la nécessité de préparer l’avenir poussent une partie des observateurs à considérer que le moment est venu de transmettre le flambeau.
Un départ volontaire aurait été perçu comme un geste fort, permettant à la nouvelle génération de défenseurs de s’installer progressivement dans l’équipe.
Des informations ont également circulé selon lesquelles Ramy Bensebaïni réfléchirait à une retraite internationale. Ce scénario rappelle celui observé après une précédente élimination en Coupe d’Afrique des Nations, lorsque plusieurs cadres avaient laissé entendre qu’ils envisageaient de quitter la sélection.
Avec le recul, ces déclarations relevaient davantage de la frustration et de la déception que d’une réelle volonté de mettre un terme à leur carrière internationale. Tant qu’aucune annonce officielle n’est faite, il reste donc prématuré de tirer des conclusions.
Si Bensebaïni venait effectivement à confirmer cette décision, le débat pourrait alors être ouvert sur les conséquences sportives de son départ et sur les solutions pour assurer sa succession.
En outre, le cas de Luka Zidane suscite, lui aussi, de nombreuses interrogations. Selon certaines informations, le gardien envisagerait également de mettre un terme à son aventure avec les Verts.
Pour une partie des supporters, cette décision serait accueillie avec sérénité, voire avec satisfaction. Son principal objectif semblait être de participer à une Coupe du monde avec la sélection algérienne, un accomplissement personnel qu’il aurait atteint.
Mais au-delà de cette ambition, ses prestations n’ont pas convaincu. Beaucoup estiment qu’il n’aurait jamais dû être appelé en équipe nationale et que son niveau n’a pas permis de justifier durablement sa présence.
Dans cette optique, son départ offrirait l’occasion de lancer un nouveau gardien, plus jeune, capable de s’inscrire dans un projet à long terme et de bénéficier de la confiance nécessaire pour progresser au plus haut niveau.
Le football international fonctionne par cycles. Après chaque génération dorée vient inévitablement le temps du renouvellement. L’Algérie ne fait pas exception à cette règle.
Les départs annoncés ou envisagés ne doivent pas être perçus uniquement comme une fin, mais aussi comme une opportunité de reconstruire un groupe plus compétitif et tourné vers l’avenir.
Le défi du sélectionneur sera désormais d’assurer cette transition avec intelligence : rendre hommage aux joueurs qui ont marqué l’histoire des Verts tout en donnant leur chance à ceux qui représenteront l’Algérie lors des prochaines échéances continentales et mondiales.