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2017, une année à oublier

Les têtes pleines de doutes, les jambes lourdes et un avenir en pointillés. Résumée ainsi, et on a mis des gants, la saison footballistique qui s’achève dans la douleur de résultats plus que décevants, presque en queue de poisson au vu du comportement condamnable d’une majorité de décideurs se vouant des haines intimes et se tirant constamment dans les pattes, est à inscrire au chapitre de désillusions se succédant et faisant désormais de notre jeu à onze un des cancres du continent africain.

La mise à … mort de l’EN
Raouraoua parti, l’arrivée de Zetchi à la tête d’une discipline à l’origine de bien de nos désespérances, tout le monde voulait ou se laissera aller à penser, sans grosse conviction d’ailleurs, que notre ballon rond allait rebondir dans le bon sens. Les éternels optimistes seront plutôt mal servis avec ce drapeau blanc levé très tôt, dès le coup d’envoi des éliminatoires du Mondial 2018 par une vitrine qui n’aura eu de cesse de subir des critiques pour beaucoup mal à propos.

Annonciatrices de désillusions en chaîne. Sanction suprême, le public algérien suivra l’édition russe de l’élite universelle, l’été prochain, avec la bizarre sensation qu’il a été floué. Mais il n’y avait pas, malheureusement et cela expliquant peut-être ou plus que sûrement cela, que l’E.N dans ces décors noircis par des pratiques d’un autre âge n’étant au demeurant qu’une victime (et quelle victime) de ces guéguerres lui pourrissant, c’est le mot, l’existence.

Le «parfait» exemple de ce qu’il ne fallait pas ou ne faut pas ou plus faire. Degré zéro de la gestion et des relations portées, éternellement, sur des conflits d’intérêt n’en finissant pas de noircir le tableau, la majorité des analystes, observateurs et autres consultants attitrés s’accordant à soutenir que l’année qui tournera la page dans les prochaines heures avant qu’une nouvelle page ne s’ouvre aux trois coups de minuit le 1er janvier 2018, ne laissera pas que bons souvenirs.

De mauvaises surprises en série dans un contexte confinant au pourrissement, les différents acteurs en présence s’entendant, ou faisant corps, sur un crédo évacuant de facto l’intérêt général. Comme lors de cette terrible campagne qui ne disait pas son nom et visant un «Club Algérie» lâché par les siens, abandonné à son sort et qui finira, sous les coups de boutoir incessants de nombre de ses détracteurs, la mort dans l’âme et dans la tristesse populaire que l’on sait, par abdiquer d’entrée de jeu dans le groupe de la «mort» où figuraient trois des plus grosses pointures du continent.

Il n’en fallait pas plus pour les Mahrez and Co pour perdre de leur verve, déstabiliser encore plus un édifice déjà sérieusement ébranlé, avant de jeter carrément et au grand dam de leurs fans, l’éponge dans un K.O aussi prévisible que magistral, les «Verts» ne récoltant à l’arrivée qu’un petit et misérable petit point avant de voir, grâce à un sérieux concours de circonstance (on a parlé, sans jamais de confirmation, d’un sérieux coup de main de Raouraoua dont l’intervention aurait, dit-on, pesé dans la décision) sous la forme d’un unique succès acquis sur tapis vert face au leader nigérian qui n’avait toutefois plus rien à perdre à ce niveau de la compétition, le O.K pour Moscou ayant été acquis sur le terrain bien avant un cadeau malvenu et discréditant un peu plus une nouvelle équipe fédérale qui fera preuve, à l’occasion, d’un amateurisme faisant craindre le pire quant à son poids sur un continent qui connaît bien des changements en terme de compétences dirigeantes, l’Algérie étant désormais pratiquement hors course des centres de décision.

Un climat délétère
Une sélection nationale bien pâle, un parcours catastrophique et, à nouveau et on croise les doigts, une absence qui fait mal. N’annonce rien de bon.

Risque de nous rappeler aux mauvais souvenirs de cette longue traversée du désert qui aura duré près de trois décennies, avant qu’une nouvelle génération, constituée de joueurs «importés» (Algériens à part entière, avec un grand «A» mais formés à l’école européenne) n’en vienne, en 2009, à mettre fin à la malédiction et remettre le football algérien sur le droit chemin. A ce qui devrait (appréciez les pincettes) être sa véritable place, parmi le gotha mondial dès la lucarne sud-africaine en 2010, avec une qualification historique devant le «frère-ennemi» égyptien à l’arrivée d’une triple confrontation (il a fallu un match de barrage, une der des ders au Soudan) qui laissera bien des traces dans les relations entre les deux pays, avant que la sagesse ne reprenne le dessus.

Avant de briller, quatre ans plus tard, au pays du Roi Pelé, les camarades de Feghouli échouant aux portes des quarts de finale en prolongations et sur la plus petites des marges face au futur champion allemand. Le public algérien, encore sous le coup d’un échec monumental qu’il mettra du temps à digérer, doit faire une croix sur une troisième participation de suite au super show planétaire, n’est, pas au plan comptable et représentativité internationale, au bout de sa peine, invité qu’il est à toujours compter avec les revers de ses représentants en interclubs en Afrique, le cas usmiste, sur lequel reposaient tous les espoirs et qui échouera lamentablement dans le dernier carré, constituant la preuve par une mauvaise gestion de telles compétitions (une question de niveau ?), se révélant, encore une fois, en indiscutable baromètre après une finale perdue deux années auparavant face à la redoutable machine congolaise, le TP Mazembe, ni la JS Saoura, encore moins le MC Alger, n’ayant pu renverser la tendance d’échecs programmés. Inévitables. Dans l’air du temps. 2017? On a presque fait tout faux, les différents responsables, en charge de la gestion de notre sport (pas seulement le football donc qui occupe toujours le haut de l’affiche grâce ou à cause de sa super médiatisation et donne le mauvais exemple) se révélant incapables de s’élever au niveau des attentes populaires.

En décalage flagrant avec les principes mêmes du professionnalisme. Notoirement incompétents et portés sur les bras de fer, les uns et les autres appréciant, bien installés dans leurs divisions, les coups bas et la «complotite». A l’apport nullissime mais capables de nous vendre du vent. Nous faire prendre des vessies pour des lanternes. 2017. Une sombre page à tourner au plus vite. En oubliant, avant d’autres feuilletons trainant désespérément en longueur et où il s’agit rarement de sport, nos dirigeants, en panne d’idées, se rentrant à n’en plus finir dedans. Avec violence. 2017. Ambitions largement en baisse, voire nulles et des résultats à la mesure du climat délétère régnant dans notre maison-sport. Et, évidemment, un moral en berne.

On touche du bois
Des athlètes en retrait et irrémédiablement lâchés dans les profondeurs de la hiérarchie mondiale. Et, évidemment quelques scandales, dont le plus retentissant porte, pour les mémoires oublieuses, le nom d’un obscur technicien espagnol qui, au bout de quelques mois seulement d’exercice, décrochera la timbale en se faisant virer pour insuffisance technique ou mauvais résultats. Une rupture de contrat qui coûtera cher aux caisses de la Faf, soit une «insignifiante» vingtaine de milliards de centimes. Rien de quoi gêner encore plus des structures dirigeantes alignant les contre-performances administratives, le tout assaisonné à une drôle de culture ou tragi-comédie du nom de Rabah Madjer, le nouveau sélectionneur s’ajoutant à une longue liste de coaches que les «Verts» consommeront avec les dégâts que l’on peut toujours apprécier et qui, en attendant le verdict du terrain, a choisi de jouer sur un autre tableau en faisant taire ses détracteurs de manière inélégante. Dont le sommet sera atteint avec cet accrochage violent en conférence de presse avec un confrère de la Chaine 3 de la Radio nationale.

La boucle est donc bouclée après une série de couacs renvoyant l’image d’une gestion catastrophique dans tous les domaines. Ramenés à de justes proportions, les «Verts» présentés comme de vraies terreurs africaines repartiront, tête basse, avant même de défaire leurs valises, le théâtre de l’édition 2017 organisée en janvier au Gabon. Sur fond de polémiques sans fin, ils feront leurs adieux (éliminés dès le 1er tour sous la conduite d’un Leekens qui ne verra pas le coup venir et sera renvoyé chez lui) à un tournoi finalement encore trop grand pour eux, démentant ainsi les pronostics qui en faisaient des favoris en puissance.

A l’image de la récente et calamiteuse campagne éliminatoire pour la Coupe du monde 2018 ternie, en outre, par ce match gagné sur tapis vert sans que la partie algérienne, occupée à autre chose, comme par exemple régler des comptes personnels, n’ait pris la peine de formuler les réserves à l’origine d’une victoire (la seule et unique, mais vraiment sans gloire) à valeur de confirmation que l’année 2017 (celle de tous les regrets et des revers en tout genre) n’avait absolument rien de bon à offrir à une opinion nationale fatiguée des frasques de tous ces mauvais génies gravitant autour d’une discipline partie pour nous réserver d’autres mauvaises surprises.

D’autres cinglantes déculottées. 2018, et à bien des égards, fait peur. Une peur justifiée par des signes avant-coureurs qui ne trompent personne. Peur que l’année qui tourne les … talons, et à oublier donc, risque d’être curieusement meilleure. Comprendre que 2018 est d’ores et déjà ouverte sur les pires des scénarios. Meilleurs vœux néanmoins, n’en déplaise aux invétérés et incorrigibles algéro-pessimistes. Touchons du bois en attendant des cieux moins chargés. Que les dieux des stades soient plus cléments en termes de performances.
A. A.

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