L’entraîneur de l’USM Alger, Lamine Ndiaye, a affiché à la fois satisfaction et prudence à l’issue de la précieuse victoire décrochée par son équipe face au Zamalek SC (1-0), samedi soir au stade du 5-Juillet, lors de la finale aller de la Coupe de la CAF. Un succès arraché au prix d’un penalty dans le temps additionnel qui permet aux Rouge et Noir de prendre une légère option avant le déplacement périlleux au Caire.
En conférence de presse d’après-match, le technicien usmiste a insisté sur le fait que cette victoire ne garantit encore rien, même si elle place son équipe dans une position favorable avant la manche retour. « Nous allons jouer le match retour avec un avantage de 50,5 %, parce que le résultat est en notre faveur, mais il reste encore énormément de travail », a-t-il déclaré, refusant tout excès de confiance malgré l’euphorie née de ce succès tardif.
Le technicien sénégalais n’a pas caché sa satisfaction d’avoir battu une formation qu’il considère comme l’une des plus expérimentées du continent. Le coach de l’USMA a rappelé le parcours impressionnant du club cairote dans le championnat de son pays, soulignant que le Zamalek est leader de ce championnat face à des adversaires de très haut niveau, notamment Al Ahly et Pyramids FC. « Nous avons gagné contre une grande équipe, avec une immense expérience africaine », a-t-il affirmé.
Le technicien sénégalais a également tenu à mettre en avant le mérite de ses joueurs, dont plusieurs disputaient leur première finale continentale. Selon lui, l’enjeu et la pression d’un tel rendez-vous ont parfois pesé sur le rendement collectif de son équipe, notamment sur le plan technique. « Il y a des joueurs qui découvrent une finale africaine, et cela se ressent. Nous devons corriger certaines erreurs techniques », a-t-il expliqué.
« 80 000 supporters du Zamalek nous attendent au Caire »
Lucide sur la prestation de ses hommes, Ndiaye a reconnu que l’USMA n’avait pas forcément livré son meilleur match sur le plan du jeu. Mais dans une finale, seul le résultat compte réellement. « Une finale se gagne, elle ne se joue pas. Je ne peux pas dire que nous avons produit le football attendu, mais nous avons obtenu l’essentiel », a-t-il souligné.
L’entraîneur usmiste s’attend désormais à une seconde manche particulièrement difficile au Caire, dans une ambiance qui s’annonce électrique. Il a insisté sur l’importance de la préparation mentale avant ce rendez-vous décisif. « Nous devons être meilleurs au retour, surtout psychologiquement. Nous savons que 80 000 supporters du Zamalek nous attendront là-bas », a-t-il averti.
Conscient de l’importance historique de cette rencontre retour, Ndiaye a indiqué que son staff allait profiter de la semaine à venir pour préparer son équipe dans les moindres détails. « Une semaine décisive nous attend. Nous allons travailler tous les aspects pour aller chercher ce titre continental avec beaucoup de confiance », a-t-il déclaré. À seulement 90 minutes d’un éventuel sacre africain, le coach de l’USMA a appelé ses joueurs à faire preuve de courage et de sacrifice.
« Nous sommes à 90 minutes du titre. Cela exige de grands sacrifices et nous allons nous battre jusqu’au bout », a-t-il lancé avec détermination. Le technicien sénégalais est également revenu sur le scénario complètement fou de la fin de rencontre.
Alors que son équipe semblait avoir encaissé un but cruel, l’arbitrage vidéo a finalement accordé un penalty salvateur aux Algérois, transformé dans les derniers instants. « En un clin d’œil, nous sommes passés de la catastrophe du but du Zamalek à la joie du penalty accordé. Je remercie les joueurs pour leur force mentale et leur état d’esprit », a-t-il confié.
Enfin, Lamine Ndiaye a tenu à rendre hommage au public usmiste, auteur d’une ambiance exceptionnelle au stade du 5-Juillet plein à craquer. Pour lui, les supporters ont joué un rôle majeur dans cette victoire précieuse avant le déplacement au Caire. « Notre public a été derrière cette victoire. Les supporters ont fait ce qu’il fallait et ils ont énormément aidé l’équipe », a-t-il conclu.